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Accueil - Critique Second Tour : cinéaste abstentionniste
Critique Second Tour
© Pathé
Cinéma

Critique Second Tour : cinéaste abstentionniste

Kantain Kantain26 octobre 2023Aucun commentaireIl vous reste 5 minutes à lire
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Second Tour voit Albert Dupontel s’auto-parodier jusqu’à la déraison, signant à la fois son plus mauvais film, et une inexplicable et amère déception.

Second Tour est le huitième long-métrage d’Albert Dupontel, et sa première véritable sortie de route. Il faudra ainsi reconstituer dans nos cœurs meurtris de cinéphiles face à cette belle déception, le parcours d’un artiste dont le cinéma aura toujours été la véritable ambition, se servant du succès de ses premiers spectacles pour financer son premier long-métrage, le génial et tordu Bernie. Ensuite, si la route fut longue vers le succès et la reconnaissance, ayant failli y perdre ses ailes avec l’échec du Créateur et la production compliquée d’Enfermés dehors, dès Le Vilain, une recette magique fut établie, et rapidement confirmée par les succès consécutifs de 9 mois ferme, d’Au revoir là-haut et d’Adieu les cons, menant alors peu à peu le cinéaste aux sommets du box-office et de la reconnaissance critique, couronné de multiples César et de millions de spectateurs se déplaçant à chaque nouveau projet.

Critique Second Tour
© Pathé

Albert Dupontel semblait alors, malgré sa présence devant et derrière la caméra, volontairement se mettre en retrait, ne tournant plus au passage que très rarement pour les autres, pour mettre en lumière des acteurs qui ont rarement étés aussi bien filmés, y délivrant au passage des incarnations plus que mémorables. Catherine Frot, Sandrine Kiberlain, Nahuel Pérez Biscayart et Virginie Efira ont ainsi su épouser avec merveille l’univers si touchant et authentique du cinéaste, qui sous-couvert de comédies hautes en couleurs, livrait des portraits de déclassés aussi originaux que touchants. La mise en retrait, et toujours des récits politiques, avec une ambition de cinéma intacte, d’objets travaillés jusqu’à la moindre image était ainsi de mise, jusqu’à l’inévitable auto-sabotage qu’est ce Second Tour, dans lequel Albert Dupontel s’autoparodie inexplicablement jusqu’à la déraison.

Rase-campagne

Second Tour suit ainsi Mlle Pove (Cécile de France), journaliste rétrogradée parachutée par un heureux hasard au cœur de l’entre-deux tours de la campagne présidentielle, en suivant plus précisément le favori, Pierre-Henry Mercier (Albert Dupontel), qu’elle semble avoir connu dans le passé, le candidat dissimulant également de très lourds secrets. Et si voir Albert Dupontel enfin s’attaquer de front à la politique aurait pu relever de l’évidence et provoquer une certaine excitation, près de vingt années après avoir campé un Président dans le film éponyme de Lionel Delplanque, la déception s’avère rapidement cinglante. Reposant sur des gags datés et poussifs, la politique et ses arcanes n’est jamais ce qui semble véritablement intéresser l’acteur-réalisateur, inexplicablement omniprésent devant la caméra, et beaucoup moins derrière, qu’il s’agisse à la fois de la mise en scène et du scénario.

Critique Second Tour
© Pathé

Parce que visuellement, Second Tour semble n’être qu’une pâle redite d’Adieu les Cons, y répétant ses effets de mises en scène (jusqu’au graphisme de son affiche) autrefois stylisés, paraissant ici soudainement balourds et appuyés, et aussi relever d’un étonnant mais rapidement évident manque d’inspiration. À l’image de son scénario, le huitième long-métrage d’Albert Dupontel emprunte alors des choix plus que discutables, en s’éloignant de son sujet et de son formidable duo d’acteurs (dont le césarisé, fidèle et hilarant Nicolas Marié), qui ne se voit pour l’un réduit qu’à un ridicule sous-texte, et pour les deux autres, de vulgaires sidekicks comiques poussifs injustement mis de côté. Parce que Second Tour ne parle jamais autant de politique que d’un décorum blafard et ennuyeux, se concentrant inexplicablement sur une histoire familiale invraisemblable et complètement rocambolesque.

Cinéaste absentionniste

Albert Dupontel s’y montre ainsi, malgré un beau discours sur les abeilles et l’écologie, complètement déconnecté de son époque, transfigurant rapidement ses personnages en d’odieuses carricatures, de l’entraîneur et du stupide fan de foot au navrant hacker, attestant d’un étonnant mépris et d’une franche bêtise. L’utilisation des réseaux sociaux, des appareils connectés tout comme des chaînes d’infos en continu paraissent ainsi rapidement risibles, du numéro d’un acteur autrefois effacé qui se livre ici à un inexplicable et surtout inutile numéro d’égo. Parce que si l’on ne vous révèlera rien de plus de l’intrigue de ce Second Tour, sachez cependant que l’étonnante absence d’Albert Dupontel derrière la caméra, comme du sacrifice de ses formidables interprètes, se voit rattrapée par un rôle multiple qui concentre tous les maigres défauts jusque-là inhérents à l’œuvre du cinéaste, de son sentimentalisme parfois appuyé relevant ici d’un déluge de pathos complètement indigeste.

Critique Second Tour
© Pathé

Avec Second Tour, Albert Dupontel prouve ainsi, et pour la première fois de sa carrière de cinéaste, qu’il est également capable du pire. Il est ainsi impensable d’assister à un tel sabotage en règle de toute la magie de son œuvre, de toute la poésie de ses personnages, et du sacrifice d’un tel sujet dont le cinéaste aurait autrefois pu s’emparer avec merveille. Il n’en résulte ainsi qu’une invraisemblable parodie de tout ce qui a jadis permis au cinéaste d’émerveiller un public de plus en plus nombreux désormais acquis à sa cause et à ses belles et nécessaires œuvres. L’on espère que cette amère déception ne connaîtra pas de Second Tour et que notre trop cher Albert Dupontel se ressaisira à l’avenir, pour retrouver ne serait-ce qu’un petit millième de sa superbe, qui présente ici, aurait certainement pu sauver, au moins un peu, cette amère sortie de route auquel nous n’étions absolument pas préparés.

Second Tour est actuellement en salles.

Avis

4.0 ABSTENTION

Second Tour prouve qu'un cinéaste aussi précieux qu'Albert Dupontel est également capable du pire. On assiste ainsi, incrédule, à l'auto-sabotage d'une œuvre par un cinéaste étonnamment absent derrière la caméra, se livrant à la fois à une parodie invraisemblable de son œuvre et à un sacrifice en règle de tout ce qui faisait sa belle authenticité. On espère sincèrement que cette amère déception ne connaîtra pas de second tour.

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