[Critique] Au revoir là-haut, Dupontel en terrain (in)connu

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Sans abandonner son humour noir, Albert Dupontel réalise avec Au revoir là-haut un film très éloigné de ce qu’il a l’habitude de faire. Adapté du roman éponyme à succès de Pierre Lemaitre, c’est un conte historique au budget imposant dans lequel Dupontel se lâche… mais parfois un peu trop.

Cas d’école du film de cinéphile. Entre les plans aériens, les mouvements complexes de caméra et la lumière très travaillée, Dupontel est comme un enfant qui a grandi avec le cinéma de Spielberg et de Chaplin et qui s’en inspire éperdument. Le résultat est souvent très réussi, mais parfois le brassage d’influences n’est plus qu’un enchainement de plans et d’idées déjà vues de nombreuses fois auparavant et ce qu’on gagne en sophistication, on le perd en émotion.

Un casting parfait.On retrouve avec délice Laurent Lafitte dans un rôle de salaud tandis que la révélation de 120 battements par minute, Nahuel Pérez Biscayart, continue d’atomiser le paysage cinématographique français avec son regard intense, sans oublier la présence d’un incroyable Niels Arestrup (pléonasme ?) en puissant homme d’affaires. Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour qu’on passe un bon moment… Et malgré ses défauts, Au revoir là-haut répond pleinement à nos attentes.

Au revoir là-haut sort le 25 octobre 2017.

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