[Critique] 120 Battements par minute, jusqu’à bout de souffle

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120 battements par minute de Robin Campillo dépeint les actions d’un groupe d’activistes dans la lutte contre le SIDA au début des années 90.  Il y a des films qui vous prennent à la gorge dès le début et qui ne vous lâchent plus, celui-ci en est une puissante représentation.

Documentaire, fiction et poésie. La caméra est proche des visages tandis que le phrasé des acteurs semble tout droit puiser sa source d’inspiration du quotidien. Par ces aspects de documentaire, le long-métrage de Campillo se révèle juste dans les fragments de vie qu’il dévoile. Néanmoins, le cinéaste parvient à transcender cette forme par des instants poétiques de fiction qui rappellent les films de la Nouvelle vague. Un mélange des styles qui élève 120 battements par minute jusqu’à des cimes rarement atteintes au cinéma.

Une œuvre collaborative. Tout le travail sur la direction d’acteurs touche à la perfection, car ces jeunes hommes et femmes sont habités par leur rôle à tel point qu’il paraît difficile de les imaginer dans la vie en dehors de leurs personnages. En soi, c’est une œuvre de collaboration à tous les niveaux, aussi bien dans l’histoire de cette association d’activistes que dans la fabrication du film. Chapeau bas.

120 Battements par minute sort le 23 août 2017 en France et était en compétition officielle au Festival de Cannes 2017.

Retrouvez tous nos articles consacrés au 70e Festival de Cannes ici.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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