[Critique] 9 Mois Ferme et 1 spectateur heureux

9 mois ferme s’affirme comme un long-métrage plus ambitieux que précédemment pour Albert Dupontel. Assez simple dans ses enjeux, le récit joue principalement sur la confrontation de deux mondes diamétralement opposés qui vont se rapprocher. Soutenu par l’interprétation majuscule de Sandrine Kiberlain, le film vit lorsque cette femme, d’abord caricature administrative, se mue en une personne bouleversée par la profondeur d’un voyou que tout condamne. À l’aise dans le rôle, Dupontel reste un peu trop dans un savoir-faire brillant, condamnant le film à quelques sensibles chutes de rythme.

Rien qui ne soit pourtant dommageable à la drôlerie d’un film qui multiplie les transgressions avec une complicité éclatante, tirant à boulets rouges sur tout ce qui l’entoure, notamment en ne passant pas sous silence la violence physique. Dupontel montre également une absolue maîtrise technique, orchestrant avec aisance un brillant plan-séquence d’ouverture par-ci ou une délicieuse séquence d’accidents domestiques par-là.

Tout aussi provocant sur un plan moral, le long-métrage est aussi un lieu de défense pour les marginaux et les opprimés, pierre angulaire de la filmographie de Dupontel cinéaste. Réussi, 9 mois ferme assène un grand coup dans la fourmilière. Immanquable.

9 Mois Ferme est en salles depuis le 16 Octobre 2013.

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Avis

9 A voir absolument !
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Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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