[Critique] Le Casse-Tête Chinois de Klapisch

Après ses tribulations dans L’Auberge Espagnole et Les Poupées Russes, on croyait enfin Xavier (Romain Duris) en bonne voie vers le bonheur. Raté. À quarante ans, il doit affronter le départ de son ex-copine et de sa progéniture à New York. L’occasion pour Cédric Klapisch de réunir la petite bande pour une troisième escale dans cette grande aventure qu’est la vie.

Si la crise de la quarantaine semble toucher ses camarades, Xavier continue d’être ce mal-aimé se plaignant du moindre problème. Sentiment de déjà-vu d’autant plus agaçant que ces soucis se règlent sans le moindre drame. Calimero quand tu nous tiens…

Une situation que l’on doit à un Cédric Klapisch débordant d’affection pour des personnages, refusant ainsi les effets de l’expérience de l’âge, susceptible de modifier les caractères. Le réalisateur semble également se cantonner à ses thèmes de prédilection, effleurant superficiellement la monoparentalité, bien plus porteur. Occasion manquée de redonner de l’énergie à une saga qui s’essouffle.

Pourtant Casse-Tête Chinois contient énormément de qualités. Joliment mené et habilement réalisé, le film se veut drôle et attachant. S’il manque des ingrédients pour perpétuer le film générationnel, le cocktail produit son petit effet.

Casse-Tête Chinois sort le 4 décembre 2013 au cinéma.

Avis

6 Passable
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