[Critique] Cessez-le-feu : un film avec (surtout) Romain Duris

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Pour son premier film, Cessez-le-feu, Emmanuel Courcol s’attaque à un sujet difficile : le traumatisme des Poilus. Et pour soutenir le projet, il peut compter sur la présence de Romain Duris au casting. Enfin, l’omniprésence plutôt…

Délicatesse. Le réalisateur démontre d’une certaine sensibilité dans le traitement de ses personnages. Abîmés, ils cultivent les non-dit, jusqu’à en perdre l’usage de la parole pour certains (formidable Grégory Gadebois). On se prend à apprécier la pudeur d’un film qui révèle ses réponses en catimini jusqu’à ce que les mots prennent à nouveau le dessus dans une conclusion aussi belle que tragique.

En haut de l’affiche. Si on salue la qualité de jeu de Romain Duris, celui-ci partage peu l’écran, hormis au détour de quelques scènes où Céline Sallette parvient à prendre le dessus. Dès son retour, l’intrigue ne se focalisera plus que sur lui, ceux qui donnaient du sel au film se contentant de tourner autour. Une balle dans le pied tant ce dernier se montre bien vite tiède, vampirisant petit à petit chaque élément porteur de Cessez-le-feu.

Cessez-le-feu sort le 19 avril 2017

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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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