[Critique] La déception Wall Street

Martin Scorsese, soit disant intouchable, se lâche complètement avec Le Loup de Wall Street, offrant à son spectateur un long-métrage au combo gagnant : drogues/femmes nues/alcool coulant à flot. L’ascension soudaine puis la descente aux enfers d’un homme ambitieux, égoïste, détestable et (beaucoup) trop riche est un thème vu et revu au cinéma.

Le cinéaste américain nous offre une apocalypse explosive, millimétrée tel du papier à musique. Hélas, Scorsese ne sort pas de ses sentiers battus, usant à maintes reprises de ses tours de passe-passe reconnaissables entre mille : ralentis, mouvements de caméra aériens, une narration explosée etc. Ce cocktail efficace ne démarque pas Le Loup de Wall Street des autres longs-métrages scorsésiens. Certes le réalisateur possède une patte personnelle inimitable, mais se renouvèle-t-il réellement en proposant un montage nerveux sur une bande musicale agitée ?

Malgré un casting époustouflant ainsi que des acteurs exceptionnellement talentueux, Scorsese réalise ici un énième film de mafieux, sans les guns, dans le milieu de la bourse. Mais le principe reste le même, une sorte d’Infiltrés à la sauce Casino, durant lequel le spectateur passe tout de même un bon moment.

Le Loup de Wall Street est sur nos écrans depuis le 25 décembre 2013.

Article écrit par Cécile Ravidat.

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6 Passable
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