Salut à toi lecteur invétéré ! Alors qu’on annonce la saison des ponts du mois de mai ouverte, que les week-end se préparent en même temps que le jardin, voici notre récap’ de l’actualité culturelle, de Resident Evil made in Zach Cregger à Ted Lasso en passant par Korn.
Côté ciné,
- Après Barbares ou Evanouis, Zach Cregger relance Resident Evil avec une bande-annonce qui assume clairement le retour au survival horror. Le film, porté par Austin Abrams et attendu le 18 septembre 2026, semble délaisser l’action « spectaculaire » des précédentes adaptations de Paul W.S. Anderson pour revenir à quelque chose de plus tendu, plus confiné, plus contaminé. De quoi resserrer le projet autour d’une peur physique plutôt que démonstrative, en espérant néanmoins que le résultat soit à la hauteur de notre attente.
- Le futur ensemble Paramount-Warner Bros. Discovery se met doucement en place avec un financement très largement soutenu par des capitaux venus du Moyen-Orient, ce qui confirme un basculement profond de l’économie hollywoodienne. L’affaire dépasse largement le cadre d’un simple rachat et montre à quel point les grands studios américains dépendent désormais de montages financiers et de fonds internationaux pour continuer à grossir. De quoi bien nous terrifier quant à l’avenir du médium s’il continue de suivre les poches remplies de dollars plutôt que les idées créatives…
Côté séries,
- La bande-annonce de la saison 4 de Ted Lasso confirme le changement de cap annoncé depuis des mois puisque Ted revient bien à Richmond, mais pour entraîner une équipe féminine de deuxième division, et non pour rejouer le même cycle que dans les saisons précédentes. Apple TV+ lance la série le 5 août 2026 et semble proposer sur un doux revival plutôt qu’un vrai reboot. Plus qu’à croiser les doigts pour que cet exercice de style serve l’intrigue et ne soit pas juste un prétexte…
- La saison 3 de House of the Dragon reprend le 21 juin 2026 et sa bande-annonce annonce une guerre ouverte, sans plus aucune illusion de compromis. Chez HBO les dragons, sièges militaires, découpages de têtes à la claymore et visages marqués par le conflit sont légions et s’empilent dans cet arc narratif qui reprend directement à la fin de la saison 2. La série semble désormais entrer dans sa phase la plus frontale, il était temps, et il nous tarde de savoir comment les Targaryens s’étriperont joyeusement.
Côté jeux vidéo,
- La rumeur autour de Injustice 3 reprend de la consistance et plusieurs sources affirment que NetherRealm serait bien revenu à sa franchise DC après le cycle Mortal Kombat. Rien n’est encore officiel, mais l’information circule suffisamment pour relancer les attentes autour d’un nouvel épisode en surfant sur une license toujours populaire (via les news DC de Clayface ou de Superman de Gunn) et retrouver toute l’écurie dans un jeu de baston bien calibré trouverait facilement son public.
- Invincible VS s’offre un ultime trailer avant sa sortie et confirme le ton qu’il défend depuis sa première annonce, soit un injustice-like mais avec les persos créés par Robert Kirkman dans le comics éponyme. Le jeu, lancé le 30 avril 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series, mise sur un affrontement spectaculaire, brutal et fidèle à l’univers de la série animée et pour ce faire, le nouveau trailer insiste sur (tous ?) les personnages et quels seront leurs finish et ultis respectifs pour toujours plus de cassage de molaires.
Côté musique,
- Korn signe un nouveau morceau pour Diablo IV et s’associe à l’univers du jeu avec un clip de Reward the Scars. Le titre lance officiellement l’extension Lord of Hatred et développe naturellement l’esthétique sombre de Blizzard via une animation léchée et parfaitement jouissive, en parfaite adéquation avec le style iconique de Korn. Au-delà de l’opération promo, l’info compte aussi parce qu’il s’agit du premier morceau inédit de Korn depuis plusieurs années. Hell yeah!
- Après la polémique liée à l’usage d’un drapeau du Hezbollah et la séquence judiciaire qui a suivi, le groupe Kneecap revient avec l’album Fenian. Le trio irlandais présente ce nouveau disque comme une réponse à la compagne menée contre eux, tout en surfant évidemment sur la notoriété que cette prise de position leur aura apporté. L’album marque aussi une tentative de recentrage sur la musique, sans renoncer au discours militant qui a toujours fait partie de son identité, irlandaise et internationale.
Côté littérature,
- La crise chez Grasset continue de produire des secousses bien au-delà de la seule maison d’édition suite au coup d’éclat de Bolloré. Après le départ d’Olivier Nora et les protestations d’auteurs, la ministre de la Culture a elle-même jugé légitime de s’interroger sur la rupture du lien entre les écrivains et leur éditeur. Une remise en question de la notion de confiance, d’indépendance symbolique et de capacité d’une maison historique à rester un lieu de littérature plutôt qu’un rouage dans une logique de groupe. L’avenir s’annonce radieux nan ? Non.
- Sony relance l’adaptation du crossover Django/Zorro, issue de la bande dessinée coécrite par Brian Helgeland et Quentin Tarantino. Le projet, longtemps resté dans les tiroirs, revient avec l’idée d’un film d’aventure western qui croiserait deux mythologies très fortes tout en permettant à QT d’e proposer un nouveau projet dispensable, mais plus rassurant que de nous présenter son 10e et dernier film. A voir par contre si Jamie Foxx serait mis face à Antonio Banderas ou à Jean Dujardin…
Côté spectacles,
- Le Off d’Avignon 2026 fêtera sa 60e édition avec plus de 1 700 spectacles et 27 000 représentations réparties dans 141 lieux de la ville fortifiée. Le volume est immense, presque vertigineux, mais ça n’effraie en rien Mélina et pour cause : le Off reste LE centre effervescent du spectacle vivant. Théâtre, humour, musique, jeunes compagnies, productions confirmées, tout s’y mélange dans une densité unique et cette édition anniversaire sera scrutée autant pour sa programmation que pour sa capacité à rester lisible au milieu de cette abondance !
- La statue apparue à Londres et signée Banksy est bien de lui, l’artiste l’a confirmé lui-même. Installée à Waterloo Place, l’œuvre représente un homme avançant sous un drapeau qui lui masque le visage, vient s’inscrire dans un quartier déjà chargé de monuments officiels. Banksy continue de travailler sur l’espace public en s’appuyant sur des images simples, immédiatement lisibles et force est de constater qu’il réussi encore à produire un événement avec un geste minimal et une image forte.
