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Accueil - Critique Love Death & Robots Volume 2 : high-concepts au milieu du guet
Critique Love Death & Robots Volume 2 : high-concepts au milieu du guet
© Netflix
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Critique Love Death & Robots Volume 2 : high-concepts au milieu du guet

Charley Charley17 mai 2022Aucun commentaireIl vous reste 6 minutes à lireUpdated:10 février 2026
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Alors que la Saison 3 débarque très bientôt sur Netflix, il est temps de se replonger dans la Saison 2 de Love Death & Robots ! Débarquée l’an dernier, ces 7 épisodes n’auront pas eu le souffle de la 1e saison anthologique de 2019. Pourtant les qualités sont bien là !

Love Death & Robots débarquait il y a 3 ans sur Netflix, par une superbe saison 1 ! Cette série anthologique pour adulte, créée par Tim Miller (Deadpool) et co-produite par David Fincher (Gone Girl), faisait office de petit coup de boule de noirceur dans le monde de l’animation. Et à l’image des courts-métrages de OATS Studio (la société de Neill Blomkamp), Love Death & Robots représente un espace créatif total pour les créateurs : chacun des épisodes (de 10 à 20 minutes en moyenne) représente une histoire ou un univers autonome.

Métal Sanglant

Chaque studio (allant d’animateurs américains à français en passant espagnols, coréens, britanniques ou hongrois) insuffle un style visuel pour au final une mosaïque subversive rappelant les grandes heures de Métal Hurlant. Le résultat nous aura abreuvé d’un Volume 1 des plus plaisants, sans franc bout de gras, avec plusieurs épisodes marquants de surcroit !

Critique Love Death & Robots Volume 2 : high-concepts au milieu du guet
© Netflix

On retiendra particulièrement « Bonne Chasse » et son univers « silkpunk » incroyablement riche, « Derrière la Faille » et son final spacio-horrifique inoubliable, « Des Fermiers équipés » et son mariage des genres affriolant (entre Starship Troopers et Pacific Rim), ou encore le formidable et philosophique « Le Bleu de Zima » (quelque part entre Asimov et Tartakovsky) ! Quelques noms plus ou moins connus du milieu auront également mis en boîte leur épisode. Tim Miller tout d’abord, avec le rafraichissant « L’Âge de Glace » (vous l’avez ?) en live-action avec Mary-Elizabeth Winstead et Topher Grace. Mais aussi Albert Mielgo (directeur artistique de Spider-Man New Generation et Tron Uprising) avec « Le Témoin », une pépite stylisée narrant la traque d’une jeune femme par un meurtrier avec un twist ending mindfucké !

Volume 2 fois plus court

2 ans plus tard, Love Death Robots revient donc avec un Volume 2 mais déjà le bas blesse : 8 épisodes, la majorité n’excédant pas les 10 minutes ! La soif ne sera finalement que peu étanchée (le tout se visionne en 1h30), avec de surcroit une diversité d’approche bien moindre que pour le Volume 1 ! Le constat est d’autant plus vrai avec le constat d’une animation 3D photoréaliste prédominante, avec seulement « Ice » en 2D (par le studio français Passion Animation, déjà derrière « l’œuvre de Zima ») ou « De Si Hautes Herbes » par les britanniques de Axis Studio, usant d’une imagerie entre 2D et 3D relativement proche de l’aspect visuel des jeux vidéos Telltale.

Critique Love Death & Robots Volume 2 : high-concepts au milieu du guet
© Netflix

Le 1er prend place dans une colonie humaine éloignée, basée sur une planète de glace peuplée de gigantesques baleines, où le transhumanisme est légion. Seul le protagoniste Sedge n’a aucune augmentation cybernétique, et fera ses preuves auprès de la bande de son frère. Le graphisme est totalement maîtrisé encore une fois, et à l’image du 2nd (un train s’arrête au milieu d’un champ de hautes herbes, et un passager se voit piégé par des créatures d’outre-monde à type de goules), les possibilités narratives s’estompent au milieu du guet, malgré des propositions dingues en terme de concepts, de création d’univers et de mise en scène !

Love Death & Robots & Quali

Cette saison peut néanmoins compter sur des épisodes de grande qualité, comme le fameux « Pop Squad » (ou « Groupe d’intervention »), un récit prenant place dans un futur o la fracture entre riches et pauvres est encore plus prégnante. En effet, les nantis vivent au sommet des villes et bénéficient de cures régulières leur prodiguant la vie éternelle, tandis que la plèbe sans le sou se contentent des rues insalubres rappelant les bas-fonds moites de Se7en. Dans cet univers où les naissances sont donc devenues prohibées pour cause de surpopulation, des détectives Blade Runner-esques traquent et tuent les enfants mis au monde de manière illégale.

Un épisode délicieusement noir, mis en scène par Jennifer Yuh Nelson (Kung Fu Panda 2 & 3) et interprété par Nolan North (Nathan Drake de Uncharted) dans le rôle principal d’un détective en plein doute. Les règles de son univers ont beau rester un chouilla nébuleuses de par sa faible durée, cet épisode reste marquant de par son propos sombre et émouvant. Tim Miller revient également avec « Le Géant noyé », un récit philosophique empli de spleen existentiel et adapté d’une histoire de J.G Ballard (Crash, Empire du Soleil), où la découverte d’un géant inanimé échoué sur la plage accompagne une touchante réflexion sur la vie qui s’étiole.

Critique Love Death & Robots Volume 2 : high-concepts au milieu du guet
© Netflix

Love Death & Robots Volume 2 propose également d’autres pépites comme « Snow dans le Désert », avec Peter Frazen (Vikings) en immortel albinos traqué par des chasseurs de primes, le tout dans un univers de space opera adulte. Du Star Wars sous amphétamines que l’on adorerait voir développer en profondeur, comme « Module de secours » avec un Michael B. Jordan (Creed, La Voie de la Justice) confondant de réalisme. Un épisode jouant habilement de sa tension et de sa formidable animation 3D.

Reste l’incontournable

Au final, ce Volume 2 ne brille pas par sa diversité de style (Blur Studios prend encore une fois la grosse part du gâteau), et il faudra simplement compter sur « Ice » (le seul en 2D), « Le Robot et la Vieille Dame » (une 3D au look plus cartoon, dans un décorum relativement similaire à celui de BigBug) ainsi que l’étonnant « La Surprise de Noël » (un conte versant dans l’horreur en nous montrant que Santa n’est peut-être pas la créature à laquelle on pense) avec son look emprunté au stop motion et aux productions Aardman (Wallace & Gromit, Chicken Run).

Malgré ce goût de trop peu, Love Death & Robots reste un incontournable de l’animation certes, mais aussi dans la proposition de genre. Des prises de risques en terme de ton (on est toujours sur du Hard-R avec du bon gore, du sexe et de la noirceur) qui persistent, même si ce Volume 2 se révèle moins marquant, moins consistant et un peu plus balisé que le formidable Volume 1. En attendant le 3e donc ?

Love Death + Robots est disponible sur Netflix

avis

7 inconstante mais bonne

Love Death Robots demeure une valeur sûre de Netflix, et ce Volume 2 nous le rappelle constamment de par la liberté d'approche des divers créateurs. Un espace créatif toujours aussi passionnant, même si moins opulent et marquant que pour le Volume 1. Reste quelques petites pépites, en attendant la suite !

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