Critique Good Omens saison 1 : tentation en demi-teinte

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Après American Gods, Neil Gaiman adapte un autre de ses romans, Good Omens, en une mini-série britannique sympathique mais pas transcendante.

Un ange et un démon acclimatés à la vie sur Terre tentent d’empêcher l’arrivée de l’Antechrist. Coproduit par la BBC et Amazon Studios, Good Omens voit les mésaventures désespérément britanniques de Neil Gaiman et de Terry Pratchett prendre vie dans une jolie fable, qui manque un peu de piquant.

Critique Good Omens saison 1 : tentation douce-amère
©Amazon

Six épisodes pendant lesquels le duo formé par Michael Sheen et David Tennant fait des étincelles alors que le show tente de restituer une ambiance iconoclaste, à l’humour british ravageur. Sauf que Good Omens peine à trouver son rythme de croisière, la faute à une adaptation parfaite, diablement compliquée à mettre en place, ainsi qu’à une recherche perpétuelle de trouver le bon ton, le bon rythme à adopter.

Présages peu inspirés

Malgré le duo d’acteurs à l’alchimie revigorante et cette réflexion anticonformiste, Good Omens reste trop gentille. Pourtant on avait de grands espoirs pour cette jolie fable onirique qui en met plein la vue aux créationnistes dès les premières secondes. Portée par la voix divine de Frances McDormand ou les apparitions excellentes de Jon Hamm ou de Benedict Cumberbatch, la série tente de faire honneur à l’humour britannique en nous resservant une folie narrative similaire au Guide du voyageur intergalactique, en moins assumé. Si la religion catholique en voit des vertes et des pas mures, les situations peinent à être hilarantes, se contentant d’êtres bienvenues, mais peu surprenantes.

Critique Good Omens saison 1 : tentation douce-amère
©Amazon

Cependant, s’il cherche à établir son rythme, très poussif au début et plus pertinent dès lors que l’apocalypse approche, le show de Amazon reste suffisamment rafraichissant. Irrévérencieuse, Good Omens s’aventure dans le conte postmoderne alors que la réalisation de Douglas Mackinnon propose une version aseptisée de l’enfer ou du paradis. Une jolie dichotomie visuelle appuyée par la direction jouissive et investie des complémentaires Tennant & Sheen, sur un fond coloré et pétillant mais aux effets spéciaux peu mémorables.

Sympathique, Good Omens est une très belle adaptation showrunnée par l’auteur himself mais qui peine à s’assumer ou à proposer un produit télévisuel dynamique ou véritablement original. Une sucrerie tentante, mais douce-amère.

Good Omens est disponible sur Amazon Prime Video.

https://www.youtube.com/watch?v=hUJoR4vlIIs
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