[Critique] Under the Skin : effeuillage raté

Comment ruiner totalement son concept ? Jonathan Glazer a la réponse. Avec Under The Skin, le clipeur écossais a tout raté. Pourtant, le film semblait prometteur : une ambiance hallucinée, une Scarlett Johannson carnassière et l’exploration cauchemardesque du désir.

Certes, la première moitié du film tient ses promesses avec une avalanche de plans somptueux et un sound design à faire pâlir ce cher Stanley Kubrick. Mais tout s’écroule incroyablement vite quand Glazer, comprenant qu’on ne peut pas boucler un long-métrage sans intrigue, s’essaie à raconter une histoire.

Pour sa défense, 45 minutes de contemplation peuvent devenir barbantes, même avec des images superbes et une Scarlett Johansson nue. Alors Glazer tente le tout pour le tout : faire passer son personnage de l’état d’allégorie à celui de petit être fragile et émotif qui se met à aimer nos pauvres confrères humains – soit une trahison complète de la logique du film. Et même si le réalisateur cherche à se rattraper avec un final soigné, on a quand même l’impression de s’être fait berner.

Under the Skin est sorti le 25 juin 2014 au cinéma

Article écrit par Kevin Renard.

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