[Critique] Palo Alto, la dernière des Coppola

On peut déjà présumer de la difficulté que représente le passage à la mise en scène pour tout metteur en scène inexpérimenté. Imaginez un peu alors l’ampleur de la tâche lorsqu’on s’appelle Gia Coppola, qu’on a seulement 27 ans, un univers de photographe et un grand-père inscrit dans la légende cinématographique.

En adaptant le premier livre de James Franco, Palo Alto, à l’écran, Coppola suit les turpides de 3 lycéen(e)s perdus dans la jungle californienne, entre les beuveries étudiantes et l’amour en auto-stop. Soit un terrain déjà conquis par de multiples cinéastes à travers les trois dernières décennies, avec l’intention supplémentaire de réactualiser l’électrisante insouciance du cinéma de John Hugues. Forcément, un tel mélange produit un résultat quelque peu dispersé, voire carrément atone.

Manquant sans doute de confiance en ses capacités, Coppola se contente d’enregistrer sous une très belle lumière et un vrai souci du détail le bouillonnement intérieur agitant ses personnages, qu’un casting au poil retranscrit à merveille. Il en résulte un long-métrage manquant de culot et d’énergie, suivant avec une relative tranquillité le bon déroulement de son récit, comme en témoigne ce final amputé de sa supposé puissance par un abrupt cut au noir. Dommage.

Palo Alto sort le 11 Juin 2014 dans les salles françaises.

Avis

5,5 Passable
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