[Critique] In the Land of the Head Hunters, archive électrique

In the Land of the Head Hunters est né de l’envie d’Edward S. Curtis, célèbre photographe, d’inscrire par le biais de la pellicule les us et coutumes indiens dans leur plus fidèle expression. Un geste particulièrement audacieux pour une époque (les années 10) qui caricaturait l’amérindien. Sauf qu’en cours de route, le projet accumule les déconvenues et ne connaît qu’aujourd’hui une restauration qui se veut fidèle à ce qu’il en reste.

Ainsi nous est présenté via une version très abîmée et parcourue de photogrammes fixes un projet qui veut combiner la fiction commercialement viable avec la captation crue d’un peuple tout entier. D’ailleurs, c’est le caractère précieux d’archive qui prend l’ascendant sur le plaisir d’une narration décousue.

Rempli du mysticisme et des rites parfois violents qui sont parties intégrantes de ce peuple disparu, le long-métrage nous ouvre une fenêtre sur ces amérindiens de l’époque, sur l’étoffe de leur vêtements ou leur totems imposants, dans une foultitude de passages qu’on prend un plaisir ethnologique à scruter. On en vient à rêver d’une réactualisation signée par un cinéaste comme Michael Mann, preuve de la richesse d’un projet oublié.

Originellement de 1914, il ressort en salles le 20 Novembre sous l’égide de Capricci.

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Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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