[Critique] Finding Joy, une quête au bout du monde

Finding Joy est un film pour le moins cosmopolite : une production germano-coréenne, réalisée par l’irlandais Neil Dowling, nous faisant voyager de Berlin à Séoul en à peine 1h30. Mark, un écrivain un peu perdu, rencontre Joy, une danseuse coréenne. Entre eux le courant passe immédiatement, mais la jeune femme rentre dans son pays avant d’échanger davantage. Mark part à Séoul pour la retrouver, ayant pour unique information son prénom…

Dès l’introduction, la patte bien personnelle du réalisateur rend le récit rêveur. La caméra à l’épaule donne au film un aspect touchant et simple à la fois. L’ensemble prend une tournure aérienne, voire irréelle, surtout grâce à cette idée de quête impossible. Le soudain départ de Mark est, à première vue, un acte totalement égoïste. Cependant, ce recul sur sa vie nécessitait un si loin voyage. L’histoire n’aurait pas eu autant de valeur si les deux personnages n’avaient pas été deux artistes frustrés chacun dans leur domaine.

Finalement ce long-métrage se transforme davantage en quête artistique que personnelle, le rendant d’autant plus attendrissant que le film n’obtint qu’un petit budget, ce qui fait tout son charme.

Finding Joy est sorti en 2013.

Article écrit par Cécile Ravidat.

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