Critique Ozark saison 2 : Breaking Bad au féminin !

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On vous a laissé suffisamment de temps pour finir la saison 2 de Ozark qui, comme la première (notre critique), s’est révélée un incontournable du genre, de plus en plus similaire à Breaking Bad, avec un petit côté House of Cards.

Breaking good ! Pour continuer de blanchir l’argent de la drogue mexicaine, la famille Byrde se lance dans la construction d’un casino… On reprend avec les mêmes et on enfonce encore plus le clou. La continuité de Ozark opère comme un coup de poing. On est instantanément piégés, comme les Byrde, dans un chaos dont on ne veut s’extraire, fascinés par les manœuvres du génial Jason Bateman, toujours aussi à l’aise dans un rôle qui le pousse avec brio dans ses retranchements. Aidé par une imagerie très contrasté, bleuté et grisante, pas de doute, l’argent n’a pas de couleur, si ce n’est celle, terne, d’une morale flexible. En de longs travelings et plans fixes percutants, le show de Netflix perdure et trouve son point d’orgue dans l’affinement de ses personnages secondaires.

Puissance féministe ! Malgré une légère baisse de suspens et de risques, la brutalité des situations de Ozark n’a d’égale que les changements d’attitudes de ses protagonistes et l’intensité de leur développement. La série quitte peu à peu les sentiers battus des thrillers narcotiques pour frayer avec la politique corrompue. Les rapports familiaux s’accentuent comme jamais alors que Marty Byrde s’éclipse vers l’administratif, laissant la main à sa femme (Laura Linney) qui prend la direction des opérations à la manière de Claire Underwood (Netflix oblige). De Ruth (géniale Julia Garner) à la nouvelle avocate du cartel, cette plus-value féminine est plus que bienvenue et vient renverser la vapeur, dorénavant, they are the danger, the ones who knock !

La saison 2 de Ozark est disponible sur Netflix.

Avis

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Axel PC

Entre deux passages sur le billard pour ressembler à l’arme X, ce créateur marginal allie réalisation et graphisme à l’écriture pour s’évader vers une galaxie lointaine. À l’affut de toute image mouvante, sa passion pour le cinéma et les séries ne s’estompe que pour fragguer quelques noobs.

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