[Critique Livre] Il ne nous reste que la violence : plus noir que la nuit

1

Eric Lange ne pouvait trouver meilleurs titre et couverture pour dépeindre l’atmosphère de ce roman ! Dans Il ne nous reste que la violence, il pose un regard noir sur le monde, sur notre société, sur l’humain d’aujourd’hui.

La réalité sous un filtre noir. Bien ancré dans notre société contemporaine, ce roman nous plonge dans un monde impitoyable et individualiste dominé par l’argent, le pouvoir, les multinationales. Un monde dans laquelle la violence – choisie ou subie – est omniprésente. C’est en tout cas le constat qui se dessine en filigrane du parcours de cet animateur radio alors qu’il se découvre prêt à tout pour sauver son émission. Et on en viendrait presque, parfois, à le comprendre…

Un réalisme glaçant. Ce roman montre l’instant où tout bascule, où le regard posé sur le monde change d’angle. Il nous amène à la rencontre de la part la plus sombre de chacun de nous. Celle que l’on domine, que l’on fait taire souvent, mais qui peut aussi prendre le dessus. Chaque chapitre est un pas de plus vers l’immoralité tandis que la violence s’engouffre dans les moindres parcelles de lumière. Et l’écriture fluide et rythmée de l’auteur nous happe pour rendre le tout encore plus troublant.

Il ne nous reste que la violence est paru en avril 2017 aux Éditions de La Martinière.

Il ne nous reste que la violence1

© Éditions de La Martinière

Advertisement
(Visited 206 times, 1 visits today)

Avis

8.0 A lire
  • Votre avis (0 Vote) 0

À propos de l'auteur

Mélina Hoffmann

Les rubriques littérature et théâtre : c'est moi ! Je suis une rédactrice qui ose (mettre sa vraie photo ! C'est déjà ça.) J'aime les beaux mots, les belles histoires, les belles rimes, et les G Squad. Mon livre préféré ? Oui-oui à la plage, sans hésiter. Pour le suspense. Surtout à la fin, quand le château de sable...

Un commentaire

Réagissez !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.