[Critique] Les figures de l’ombre met en lumière les couleurs du génie

John Glenn a touché les étoiles, elles, les avaient dans les yeux. Dorothy, Mary et Katherine sont rentrées dans l’Histoire de la NASA et elles marquent aujourd’hui le cinéma avec Les figures de l’ombre, de Theodore Melfi.

Les chiffres plus forts que les divisions. Entre ségrégation et misogynie, les femmes de couleur des années 60 n’avaient que peu de place pour exister. Toilettes séparées, cafés séparés, bureaux séparés, le film développe ainsi un univers de faction où rien ne se mélange. Toutefois, pas de message moralisateur lourdingue ici. Et si les trois calculatrices ont le cynisme élégant, elles n’hésitent pas à se défendre à coup de punchlines assassines. Loin de se laisser faire, elles se battent avec humour et intelligence, ne manquant jamais de nous faire sourire.

Grands rôles, grandes révélations. Avec la piquante Janelle Monáe, la timide Taraji P. Henson et l’autoritaire Octavia Spencer, impossible de ne pas tomber amoureux du casting. Incarnant avec puissance ces grandes dames du programme spatial américain, elles apportent tout le côté sensible et attachant dont la science est dénuée. Les figures de l’ombre reste alors un film de femmes, un vrai. Et les seuls hommes présents ne sont ici que pour sublimer leur force et leur beauté.

Les figures de l’ombre sort le 8 mars 2017 dans les salles.

Avis

8,5 Illuminé
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