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Cannes 2026 - Critique Les Diables : résurrection du chef-d’œuvre crucifié de Ken Russell
©Warner Bros ©BFI
Cinéma

Cannes 2026 – Critique Les Diables : résurrection du chef-d’œuvre crucifié de Ken Russell

Charley Charley15 mai 2026Aucun commentaireIl vous reste 6 minutes à lireUpdated:15 mai 2026
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C’est sans nul doute un des très grands évènements cinématographiques de ces dernières années : Les Diables de Ken Russell a été restauré par le BFI dans une version 4K intégrale ! En effet, le chef-d’œuvre tellurique et polémique avait été classifié X à sa sortie en 1970 de par son caractère sexué et blasphématoire. Maintenant que la version censurée relève de l’histoire ancienne, revenons sur cette restauration présentée au Festival de Cannes !

Il s’agit sans l’ombre d’un doute du meilleur film présenté au Festival de Cannes 2026, et pourtant Les Diables date de 1971 ! En effet, la section Cannes Classics de la Croisette propose chaque année son lot de copies restaurées (The Shining, 2001 l’odyssée de l’espace, Hard Boiled, Napoléon…), mais peu de films sont capables d’autant susciter les attentes. Et pour cause, le film signé Ken Russell (Au-delà du réel, Gothic) était invisible depuis plus de 55 ans pour cause de censure !

X-Rated

En effet, le « Fellini anglais » venait tout juste de sortir auréolé de plusieurs nominations aux Oscars avec Love. C’est dans ce contexte qu’il réalise coup sur coup un biopic (La Symphonie pathétique) et Les Diables, adapté du roman d’Aldous Huxley (Le meilleur des mondes). Présenté à la Mostra de Venise de 1972, le film glanera le prix de la mise en scène avant de sortir amputé de diverses séquences jugées choquantes ou blasphématoires dans tous les territoires.

Cannes 2026 - Critique Les Diables : résurrection du chef-d’œuvre crucifié de Ken Russell
©Warner Bros
©BFI

En effet, Les Diables de Ken Russell puise sa source dans l’histoire vraie des possédés de Loudun. Cette commune du centre de la France a en effet été le théâtre d’une chasse aux sorcières au XVIIe siècle, initiée des suites d’agissements anticléricaux de la part de la mère supérieure Jeanne des Anges, et du prêtre catholique Urbain Grandier. Tous deux sont ainsi respectivement interprétés dans Les Diables par Vanessa Redgrave et Oliver Reed, dans ce qu’ils ont révélés être le meilleur rôle de leur carrière.

Il était une fois en France

Et alors que Les Diables est enfin visible dans une copie restaurée non-censurée… de quoi ça parle concrètement ? Nous sommes dans la France de 1634, alors que les rébellions huguenotes sous Louis XIII ont mis un terme au climat de paix entre protestants et catholiques. Et tandis que le Cardinal Richelieu a démoli les fortifications de toutes les villes sur ordre du roi, la ville de Loudun conserve pour l’instant son immunité.

C’est dans ce contexte que nous suivons deux destins parallèles. Celui du prêtre Grandier, catholique ayant succombé aux péchés de l’amour charnel, puis du mariage. Et celui de Jeanne des Anges, une bonne sœur sexuellement attirée par Grandier (comme l’essentiel des autres femmes du couvent). Et c’est dans ces deux attitudes jugées blasphématoires que le Baron Jean de Laubardemont (mandaté par Richelieu) va fomenter des accusations de sorcellerie et de possession démoniaque à l’encontre des représentants de l’Église de Loudun.

Cannes 2026 - Critique Les Diables : résurrection du chef-d’œuvre crucifié de Ken Russell
©Warner Bros
©BFI

Les Diables est un film fou, opulent et sincèrement unique. De son introduction auprès des huiles du Roi, avant d’arriver sur des visions de protestants décharnés érigés comme les esclaves de Spartacus le long des routes, Ken Russell peint une France médiévale à la fois fantasmée et ancrée dans l’Histoire vraie. On pense forcément au spectre de Fellini (Roma et Salò ou les 120 Journées de Sodome), d’autant plus que le récit va aller toujours plus loin dans le graphique et la charge anti-cléricale.

Trajectoires croisées

L’écriture est un modèle du genre, jouant allègrement du flegme et du sex appeal d’Oliver Reed pour jouer ce prêtre mû d’une foi inébranlable, mais remettant en cause divers dogmes (la chasteté, le refus de l’amour ou de l’union maritale) via des énonciations verbales impeccablement retranscris par l’acteur (« Lorsqu’on lit l’Ancien Testament, il n’est fait mention nulle part de l’interdiction du mariage »). Comme le personnage le confessera à sa future épouse (avouant comme d’autres femmes de Loudun qu’elle est secrètement amoureuse de lui), faire pénitence et conserver la foi ne signifie pas être un mauvais chrétien, tandis qu’il laisse « le mieux » (comprendre un chemin de croix sans heurt) aux autres.

Une attitude post-moderne en somme (ou pécheresse), vue par un autre prisme du côté des bonnes sœurs, en particulier celui d’une Vanessa Redgrave grimée en bossue. Comme son personnage le dit, ces dernières sont incorporées au sein de l’Ordre religieux non pas forcément par foi, mais aussi car elles étaient jugées trop laides à marier ou abandonnées dès l’enfance. De quoi sérieusement taper sur l’institution de l’Église donc, mais évidemment Les Diables de Ken Russell ne s’arrête pas là…

Cannes 2026 - Critique Les Diables : résurrection du chef-d’œuvre crucifié de Ken Russell
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La mise en scène de Ken Russell conjugue désir sexuel réprimé et visions de transes (nous sommes presque sur L’Exorciste avant l’heure) dans un tout cohérent, telle une intériorisation dévorant la psyché des figures chastes. Rapidement, Les Diables devient beaucoup plus pervers et sulfureux, alors que Grandier embrasse son humanité (« le mariage est naturel »), et que Jeanne réprime par le chapelet ses pulsions obscènes.

Décadence en toge

Mais là où le film se veut particulièrement frondeur (et mémorable d’un pur point scénographique), c’est lorsqu’il filme une Église libidineuse derrière sa façade proprette. Mention spéciale au vilain James Bondien qu’est Michael Gothard en Frère Barré, prêtre exorciste et pervers usant de la torture, du viol et de la suggestion à la débauche pour faire ressortir le comportement le plus déviant de ceux qu’il accuse (et ainsi corroborer les accusations de possessions). Les institutions politico-religieuses sont ainsi montrées comme pourries de l’intérieur par l’appât du gain et la quête constante de pouvoir !

Ken Russell n’y va pas avec le dos de la cuillère, filmant tout à tour fantasme christique (La Dernière Tentation du Christ passe pour un film Disney à côté), masturbation à coups de fémur de forme phallique (scène coupée enfin incorporée), exorcismes prenant la forme de paraboles de stérilisation et séquences orgiaques et cabalistiques complètement hallucinantes.

Cannes 2026 - Critique Les Diables : résurrection du chef-d’œuvre crucifié de Ken Russell
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Un immense travail a été créé concernant les costumes (ce duo de médecins sortant d’une version difforme de comic books ou de film noir ; ce tribunal en toge du Ku Klux Klan…) et la production design (la cité de Loudun et son architecture épurée à la Jodorowsky) afin de convoquer le concret (le bagage historique) et l’abstrait (donnant un look intemporel et uchronique).

Un des plus grands films de l’Histoire

Les Diables est un film hystérique, décadent, opulent, qui préfigurait déjà le cinéma de Mel Gibson (les derniers instants de Grandier renvoyant forcément à La Passion du Christ) et surtout de Paul Verhoeven (Showgirls et Benedetta en tête). Et derrière le côté choc de cette entreprise désormais restaurée dans un 4K incroyablement piqué (et ré-incorporant les plans les plus graphiques comme ce viol de la statue du Christ), Ken Russell tape toujours juste en montrant avec une férocité dingue comment la foi personnelle et le détournement dogmatique par l’humain continuent toujours de ternir la plus sainte des figures. Un immense chef-d’œuvre du cinéma !

Les Diables de Ken Russell ressortira dans une version 4K non-censurée en 2026. Retrouvez tous nos articles du Festival de Cannes 2026 ici.

avis

10 Amen

Les Diables de Ken Russell est enfin restauré dans le plus beau des écrins. L'occasion d'apprécier le chef-d’œuvre qu'est cette œuvre profane, décadente et provocatrice en apparence, mais profondément moderne et jusqu'au-boutiste dans sa substantifique moelle. Porté par d'hallucinantes performances de Vanessa Redgrave et Oliver Reed, on tient là une des œuvres maîtresses dans l'Histoire du cinéma tout simplement !

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