Spartacus, de l’Histoire, du sexe et du sang

Il est de ces séries qui ne laissent pas insensibles, et Spartacus est de celle-là. Dès les premières minutes de la saison 1, le ton est lancé. Des images qui rappellent le film 300 avec une touche graphique et narrative forte. Dans une première saison forte en émotions, le malheureux et défunt Andy Whitfield s’impose avec brio dans le rôle principal de ce guerrier Thrace historique. L’annonce de sa maladie poussent les créateurs à temporiser avec un prequel de grande qualité, centré sur le personnage de Gannicus. Un succès puisqu’il sera de retour par la suite.

Les deux saisons suivantes se font d’ailleurs sans Andy Withfield, décédé des suites de son cancer remplacé par un Liam McIntyre qui peine à convaincre. Heureusement, il est bien aidé par l’essor de quelques personnages secondaires forts en caractère. La saison 2 s’en ressent tout de même, la décision est prise de ne pas s’éterniser sur le sujet et la saison 3 sera la dernière. Grâce à une habile mise en scène, quelques dizaines de litres d’hémoglobines savamment placés, un duo de « méchants » (Crassus et César) à la hauteur, et une tension dramatique continue, l’épilogue de la série est magistral. Le générique de fin, sous forme d’hommage, restera gravé dans les mémoires tout comme une série qui aura eu le mérite d’oser.

Avis : 8/10

Série créée en 2010, 39 épisodes de 42 minutes réparties en 4 saisons

Article écrit par Mickey Knox

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