Critique Bleach le film : Ichigo d’agneau

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Va-t-on vraiment regarder le film Bleach après s’être déjà farci sur Netflix un Death Note ricain qui n’avait rien compris et un FullMetal Alchemist japonais qui vendait du vide ? Ouais ma gueule, ouais.

Parce que tu vois, même si les adaptations live de manga ont eu tendance à nous briser les os et boire notre sang, comme dirait Kaaris, il y a toujours au bout du tunnel une lumière à capter, comme dirait Grand Corps Malade. Alors on se met Bleach en se disant que si on a survécu à Dragon Ball Évolution, on peut tout supporter.

Et il ne commence pas si mal le bougre ! L’acteur qui joue Ichigo fait moins tarte que ce qu’on craignait. Pour le coup, l’ensemble du casting ne se démerde pas trop mal, même s’il faudra un jour qu’ils arrêtent d’imiter les mimiques de leurs modèles papiers ou animés dont les expressions sont obligatoirement renforcées par le support. Jamais tu t’es dit que ça ne faisait pas naturel ?! On vous jure, les nippons et leur sur-jeu c’est usant à la longue ! D’ailleurs les comédiens incarnant Renji et Byakuya auront droit à des baffes. De rien, c’est mérité.

Et le manga, il vaut quoi ?

Même constat pour les looks puisqu’on est dans le cosplay pur et dur. Petit point étymologique : dans « cosplay » il y a les mots « costume » et « jouer ». S’il y en a des très bien fichus (et on en est fans), ça reste un truc fait par des passionné(e)s pour IMITER leurs personnages favoris. Sauf que ça devient compliqué quand tu es censé ÊTRE le personnage. Quiconque a vu Urahara dans le film sait de quoi on parle et a sûrement dû rejoindre le camp de Gilbert.

Bleach, film éjaculateur précoce

Pardon, on a commencé à dire du bien du long-métrage et on a dérivé un peu. Mais sinon, c’est vrai qu’il y a de bonnes idées, on vous jure ! Par exemple, la relation entre Ichigo et Rukia se montre, pour le coup, plus humaine que son modèle. Sans compter tout le fil rouge sur le deuil et la façon de le surmonter, de l’affronter, qui ne manque pas de consistance dans ses grandes largeurs. On sent bien que le réalisateur (déjà responsable des pas-si-horribles adaptations de Gantz) souhaiterait seulement s’inspirer du manga pour en livrer quelque chose de plus détaché, moins formaté. La preuve avec cette fin ouverte, mais pas trop.

Sauf que les intentions louables dans ce genre d’adaptation, c’est comme la personne canon du bar quand on est à 4 grammes : un grand verre d’eau et ça disparaît. Ici, le verre d’eau s’appelle évidemment cahier des charges et là mon coco, autant te dire qu’on a tout ce qu’il faut. Parce que c’est bien gentil tout ça, mais quand on te demande de « coller au manga », tu as intérêt à sniffer ton tube UHU. Du coup, tu fous tous les personnages secondaires, même si dans le cas présent, ils n’ont aucune utilité, sauf de faire acte de présence. Sérieusement, si tu ne sais pas qui sont Chad, Inoue et Ishida, ce n’est pas devant ce long-métrage que tu en auras quelque chose à faire tant ils répondent juste au fan-service en quelques plans.

Et tu fais pareil pour quasiment toutes les situations où tu aurais pu mener à bien une intrigue réduite, mais où tu dois caser ceci ou cela. Prends le film et enlève lui toute l’histoire bâclée avec Renji et Byakuya pour mieux te focaliser sur Ichigo, tentant de surpasser son chagrin avec l’aide de Rukia, est-ce que tu y perdrais vraiment ? Certes ça ne serait pas 100% fidèle au manga, sauf qu’on gagnerait en profondeur et tu peux garder le conflit à la Soul Society pour un second volet. De rien.

Le film Bleach est disponible sur Netflix.

PS : merci de mettre aussi un peu plus de budget dans les effets-spéciaux parce qu’un Hollow moche ça passe, mais si on se retrouve avec un bankai dégueulasse, on va botter des culs sévère !

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Avis

5.5 Pour "fan" pas exigeant
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À propos de l'auteur

Allan Blanvillain

L’homme à tout faire du site chargé de veiller à ce que l’info ne soit jamais trop longue et n’hésitant pas à priver les coupables de desserts. Car comme dirait Chuck Norris : un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.

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