[Critique] Zulu, sur la pente raide du navet

Zulu, adapté du roman de Caryl Ferey, Zula, détenait une intrigue alléchante pour tout spectateur amateur de polar. Le réalisateur Jérôme Salle (Largo Winch) en fait malheureusement un film policier quelconque, à la portée de n’importe quel cinéaste.

2013, Afrique du Sud. Ali Neuman (Forest Whitaker) et son acolyte Epkeen (Orlando Bloom) enquêtent sur la mystérieuse mort d’une jeune fille, sans se douter de l’organisation machiavélique se dissimulant derrière. Le scénario avait tous les ingrédients d’une bonne investigation au cœur d’un pays hanté par les ravages de l’apartheid. Hélas, Salle ne cesse de tâtonner sans oser franchir un cap.

Face à la coquille vide qu’est Bloom, Whitaker, quant à lui, endosse le rôle d’un homme tourmenté par une question qu’il n’ose sincèrement se poser : a-t-on le droit à la vengeance ? Cependant, son jeu d’acteur laisse toujours autant à désirer…

Zulu demeure finalement une enquête malsaine, peu subtile, gâchée par ses pistes scénaristiques inexploitées et ses thèmes fondamentaux à peine abordés.

Zulu est dans vos salles depuis le 4 décembre.

Article écrit par Cécile Ravidat.

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