[Critique] La voie de l’Ennemi perdue au milieu du désert ?

Garnett vient de purger 18 ans de prison et bénéficie d’une mise à l’épreuve en semi-liberté, afin de se réinsérer et de reprendre une vie normale, sous l’œil vigilant de l’agent gouvernemental Emily Smith. Mais son passé le poursuit et le Sheriff Bill Agati compte bien lui faire payer le meurtre de son adjoint.

Second volet de la « trilogie américaine »  de Rachid Bouchareb, La Voie de l’ennemi se réapproprie Deux hommes dans la ville de José Giovanni (1973). Un lonesome hero titube entre vie et mort, rédemption ou damnation, ouvre la réflexion à de nombreux sujets polémiques : conversion à l’Islam, histoire d’amour, réinsertion des prisonniers, frontière mexicaine, sans malheureusement ne jamais s’y intéresser vraiment.

Il en va malheureusement de même avec le fabuleux casting (Forest Whitaker, Brenda Blethyn, Harvey Keitel, Luiz Guzman) qui distingue sans approfondir les rôles pourtant prenants des personnages clefs du shérif-cowboy conservateur Bill Agati ou de l’agent de probation Emily Smith.

Au final on retiendra un film magnifique dans les étendues solitaires et arides du Nouveau-Mexique, des acteurs remarquables, mais une intrigue frustrante pour un spectateur restant sur sa faim lorsque reviennent les lumières.

La Voie de l’ennemi sort le 7 mai 2014 au cinéma.

Avis

6,5 Passable
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Ida Gonthier

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