[Critique] White Bird, mystérieuse mélancolie

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On connaissait les volutes mélancoliques et le goût du mystère de Gregg Araki à travers son fascinant Mysterious Skin. On les retrouve aujourd’hui dans son nouveau long-métrage, White Bird, qui, en narrant le parcours d’une adolescente dont la mère disparaît soudainement, livre un mélodrame d’une grande maitrise éthique.

Pour conduire à bien un récit nimbé de secrets et de vernis gratté, le cinéaste fait appel à un casting admirable dont le coup d’éclat se prénomme Christopher Meloni. En père abruti par la tristesse, il livre une prestation poignante qui va de pair avec une Shailene Woodley épatante de maturité.

Leurs personnages, brossés avec une réelle cohérence, évoluent dans un univers magnifié par le sens esthétique d’Araki. Sa préciosité illusoire émerveille mais ne tarde pas à s’effacer devant les chausse-trappes psychologiques soigneusement conservés du regard du spectateur et qui approfondissent un récit à la riche matière. Si bien que l’on fait fi d’un certain dirigisme dramatique qui entraine parfois le film dans un rythme atone.

 White Bird sort le 15 Octobre 2014 au cinéma.

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