La saison 5 de The Boys a lancé son ultime salve d’épisodes le 8 avril 2026 sur Prime Video (on est en retard, la faute à une indigestion de chocolats de Pâques, tmtc) avec un double season-premiere bien énervé : « Quarante centimètres de pure dynamite » et “Teenage Kix”. Attention, spoilers !
Après le chaos de la fin de saison 4 (notre critique), la 5e et dernière saison de The Boys reprend dans une Amérique passée sous contrôle de Homelander (Antony Starr) et de Vought qui a justement installé Ashley (Colbie Minifie) à la Vice-Présidence des USA, pour bien manipuler tout le paysage politique. Avec sa milice et tout le toutim (coucou Donald), les “Freedom Camps” deviennent la vitrine à peine déguisée d’un régime fasciste. C’est là qu’Hughie (Jack Quaid), Frenchie (Tomer Kapon) et M.M. (Laz Alonso) y croupissent tandis que Annie (Erin Moriarty) essaie tant bien que mal d’organiser une résistance en s’entourant des élèves de GenV et qui ne devraient pas tarder à faire leur apparition.
Butcher (Karl Urban), lui, revient avec ses tentacules cancéreuses et sa technique personnelle qui consiste à foutre le feu à tout avant de poser les questions, notamment en rendant visite à son paternel pour se venger de son enfance (et celle de son frère) violentée. The Boys n’a jamais été une série subtile et ce début de saison le prouve, elle arrête de tourner autour du pot pour mettre les pieds dans le plat. Néanmoins, peut-être que développer un poil plus certains axe narratifs aurait été plus pertinent, mais on digresse.
AI Slob
« Quarante centimètres de pure dynamite« , le premier épisode, repose sur une idée très forte et très actuelle. Annie parvient à diffuser auprès des investisseurs de Vought et du public la fameuse vidéo du vol 37, celle qui montre Homelander menacer (et tuer) les passagers récalcitrants à bord d’un avion en perdition. On espérait que ça ferait bouger les choses mais c’est mal connaître Eric Kripke et Seth Rogen. Vought retourne l’affaire en quelques secondes, parle de faux, d’IA générative, de manipulation, et transforme encore une fois la réalité en simple matériau de propagande. Finalement, ce que ces épisodes racontent le mieux, c’est qu’Homelander n’a même plus besoin d’être innocent, il lui suffit de contrôler la presse.

Pendant ce temps, Butcher récupère Kimiko (Karen Fukuhara), retrouve Annie, puis monte une opération pour sortir Hughie, Frenchie et M.M. des camps. Malgré la présence de Homelander qui les avait piégé et extermine tous les prisonniers alentours, le plan foireux fonctionne et M.M. en profite même pour régler son compte à Love Sausage (celui qui a une gigantesque zigounette).
Du tout cuit, jusqu’à la storyline de A-Train (Jessie Usher), sans doute le moment le plus réussi de ce lancement de cette saison 5 de The Boys. Lui qui avait lancé toute la série en pulvérisant Robin (la copine de Hughie) trouve ici une sortie presque élégante. Déjà, il choisit de sauver Hughie dans les camps, puis, dans sa fuite, il évite une innocente au lieu de la percuter. Un acte d’un altruisme exemplaire, qui annonce sa fin alors que Homelander le rattrape et le tue. Une chouette conclusion, sanglante, mais stylée.
Pas de mariage mais des enterrements
“Teenage Kix”, l’épisode 2 de la saison 5 de The Boys repart donc de cette mort, immédiatement digérée par la machine Vought. Les funérailles d’A-Train deviennent un show religieux, politique et mensonger, une grande messe de récupération pour capitaliser encore une fois sur le sang versé par ces supers. Finalement, tout finit transformé en storytelling, même un cadavre encore chaud.
De son côté, Butcher avance avec Sameer (Omid Abtahi) sur le virus pour détruire les supers. Problème, il faut le tester. Pour ce faire, les Boys vont en direction de Teenage Kix, une sorte de coloc pour supers adolescents made in Vought qui ressemble surtout à une porcherie d’influenceurs dégénérés. Là, ils tentent de détruire Rock Hard, un super transformé en montagne de cailloux, à la résistance au moins égale à celle de Homelander.

L’autre grand retour, c’est évidemment celui de Soldier Boy (Jensen Ackles). Homelander le réveille et l’installe comme son nouveau bras droit autant que comme figure paternelle de substitution. Même au sommet, Homelander reste ce gosse monstrueux incapable de vivre sans validation qui veut du pouvoir, bien sûr, mais qui veut aussi qu’un père le regarde enfin avec fierté. Il envoi donc ce nouveau mentor embrigadé sous sa coupe pour traquer Butcher et ses copains. Forcément, ça foire et si Soldier Boy retrouve bien les Boys, il se fait enfermer avec Rock Hard et les autres Teen Kix et se mange une inhalation du virus bien énervée. Un virus qui semble fonctionner alors que Rock Hard fond littéralement sur place et que Soldier Boy s’effondre. Tout le monde crie victoire. Extase. Joie. Bonheur. Jackpot. Même Homelander verse sa petite larme devant le cadavre de feu son paternel. Sauf que…
Peu de temps après, Soldier Boy se redresse dans son body bag. Cut.
Si Soldier Boy encaisse, alors Homelander pourrait lui aussi résister au virus. Voilà la vraie sale idée de ces deux épisodes, la guerre a repris, mais l’arme miracle n’en est peut-être déjà plus une.
Avec ce lancement, The Boys saison 5 retrouve ce qu’elle fait de mieux quand elle arrête de cabotiner pour faire sentir que chaque victoire a un goût cradingue. A-Train tombe, Homelander règne, Soldier Boy revient, et les Boys repartent au front dans un monde qui semble déjà en phase terminale… Vite la suite !
