[Critique] Jimmy’s Hall: une belle dernière danse pour Ken Loach

C’est connu Ken Loach aime les héros authentique. Cette fois pour son « supposé » dernier Jimmy’s Hall, il s’attaque à une figure atypique de l’Irlande et signe un hommage somptueux à un héros malheureusement assez méconnu et oublié.

Son nom ? Jimmy Gralton, un Irlandais de retour dans son village après 10 ans d’exil aux États-Unis. Son arrivée agace l’Église alors que pour la population l’espoir renait: celui de la réouverture du Dancing Jimmy’s Hall. A travers ce simple lieu où s’épanouissent les passions, c’est un cri d’amour de Ken Loach à l’indépendance et à la liberté loin des carcans de la société et des règles imposées.

Avec une mise en scène très lyrique, le spectateur plonge rapidement dans cette Irlande désolée post-guerre civile où vont s’entremêlaient à la perfection musiques jazzy, chansons traditionnelles irlandaises et joutes verbales avec l’Eglise. Pas le temps de s’ennuyer. Pire il est très difficile de rester assis sur son siège tant l’envie de danser est forte.

Quant à Barry Ward, sa performance tout en retenue donne vie à un Jimmy incroyable dont on ne peut qu’admirer la force et le courage. Et au final il arrive à nous transmettre cette envie de vivre libre dans notre esprit.

Présenté en compétition au festival de Cannes, Jimmy’s Hall sort le mercredi 2 juillet en salles :

Avis

8,5 Somptueux
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