[Critique] Jason Bourne: L’Héritage (pas si) mercantile

Tout laissait à penser que ce nouveau Bourne, dont la vraie raison de sa mise en chantier ne laisse aucun doute, était une mauvaise idée. D’une trilogie solide véritablement adaptée de son auteur d’origine on passe à un long-métrage construit en parallélisme d’avec le troisième volet et sans le Jason Bourne homonyme.

Et en l’état, cet héritage tente le copier-coller stylistique instauré par Paul Greengrass sans en retrouver la chair du tempo ni de l’urgence, état particulièrement avéré lors de ses séquences d’action franchement confuses. Le sérieux bureaucratique d’un gouvernement à la traîne est aussi de retour pour le plus grand malheur du public qui se voit contraint de faire avec une sérieuse couche de verbosité procédurière.

Pourtant, Tony Gilroy a la bonne idée d’instaurer un mystère hypnotique sur son nouveau protagoniste, Aaron Cross, que le charisme de Jeremy Renner transcende dans tous les plans. Taciturne, le personnage dévoile en mi-parcours un objectif qui donne de la consistance à son urgence et qui nous permet de ressentir le pouls d’une humanité jusqu’alors cachée. On en vient à s’éprendre d’une suite tandis que les enjeux invitent à faire revenir le fantôme d’un certain Jason Bourne.

Jason Bourne : L’Héritage est sorti le 19 Septembre 2012 dans les salles françaises.

Avis

6,5 Passable
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