[Critique] Enemy : Villeneuve de l’autre côté du miroir

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Quelque temps après Prisoners – ou avant à l’égard de la date de tournage – Enemy nous plonge à nouveau dans un thriller labyrinthique avec un Jake Gyllenhaal en pleins troubles. Un long envoûtant et complexe. Parfois trop.

Sur les fondations d’une intrigue au final assez simpliste, Denis Villeneuve construit ses énigmes, pose les questions et laisse le soin au spectateur de tenter d’en déchiffrer les réponses. Déstabilisant, exigeant, le film confirme un réalisateur dont le talent pour la mise en scène rappelle les plus grands, jouant notamment sur la lenteur pour inspirer un certain malaise. Devant la caméra, Jake Gyllenhaal joue sur les deux tableaux et perturbe, effraie, captive.

Face à face ou délire schizophrénique, Enemy s’apprécie grâce à la richesse de ses détails, nécessitant une seconde lecture pour en apprécier la portée. Denis Villeneuve signe une œuvre moins abordable que Prisoners, habitée d’une prétention légitime, mais qui ne manquera pas de diviser le public.

Enemy est sorti en salles le 27 août 2014.

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