[Critique] Un jour dans la vie de Billy Lynn, la rencontre de deux mondes

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Cinq ans après avoir été couronné de succès avec l’Odyssée de Pi, Ang Lee signe son retour avec Un jour dans la vie de Billy Lynn, un des films les plus déroutants de sa carrière et cela pour deux raisons : la première car il a filmé en 120 i/s ; la seconde parce qu’il aborde l’épineuse thématique du retour des « héros » de la guerre d’Irak.

L’impossible dialogue entre les civils et les militaires. À la manière de Voyage au bout de l’enfer de Cimino, le film d’Ang Lee est un long-métrage avant tout psychologique qui marque le décalage entre ce qui est perçu « là-bas » et à « la maison ». Le cinéaste révèle de la finesse dans le développement de son personnage au cours d’une seule journée (interprété par l’excellent Joe Alwyn), même si certains traits caricaturaux des personnages secondaires tarissent un peu l’ensemble.

Une prouesse technologique inutile ? Tourner en 120 i/s est une belle idée d’Ang Lee (se rapprocher au maximum de la réalité), sauf qu’on n’a pas pu voir le film dans cette version et peu d’entre nous en auront l’occasion, ce qui est bien dommage… Vin Diesel en soldat bouddhiste restera donc la seule prouesse technologique visible par tout le monde.

Un jour dans la vie de Billy Lynn sort le 1er février 2017.

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