[Critique DVD] Trois sublimes canailles : John Ford, John Ford et John Ford

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On ne présente plus l’immense cinéaste John Ford, grand parmi les grands, qui à lui seul a eu une influence capitale sur les autres géants de ce monde (Kurosawa, Welles, Kubrick…). On connait parfaitement ses westerns parlants avec la Chevauchée fantastique ou encore la Prisonnière du désert, mais aujourd’hui on part à la rencontre d’un chef-d’oeuvre fordien du cinéma muet, ce fameux Trois sublimes canailles. Sublime, c’est bien le mot.

Dès les premières images de ce film de 1926, on retrouve le style si caractéristique du cinéaste avec ses décors naturels, ses compositions qui mettent en avant la grandeur du paysage et ses personnages pittoresques d’anti-héros. Certaines séquences laissent une marque indélébile sur nos rétines et le récit de trois bandits qui décident d’aider une femme en détresse fonctionne à merveille.

John Ford est un créateur, un dieu de la pellicule, capable d’insuffler de la vie dans ses personnages et dans ses univers. Face à ce western et à tous les autres qui ont suivi, on a l’impression d’être dans l’Ouest sauvage. Chez le cinéaste, la représentation de l’univers dépasse toujours le cadre de l’image. Le cinéma de John Ford, c’est tout simplement l’incarnation de l’Ouest. Rien que ça.

Trois sublimes canailles sort en DVD le 10 septembre 2015.

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