[Critique] Death Song des Black Angels : acide et engagé

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Quatre ans après un album un peu en deça, les Black Angels reviennent plus affutés que jamais avec Death Song, manifeste psychédélique des plus réussis, offrant un nouveau souffle à la bande d’Austin.

Concernés. Marqués par la présidentielle américaine, les quatre anges noirs ont abordés l’écriture de cet album avec la rage au ventre. Ainsi Death Song s’ouvre sur le brulot anticapitaliste Currency, lancinant et inquiétant, avant d’enchainer sur le très efficace I’d Kill For Her  qui questionne la relation entre la beauté et la violence du monde. Plus loin, Comanche Moon, construit sur des changements de rythmes bipolaires, aborde la question de la construction d’un oléoduc sur les terres sacrées des Indiens du Dakota du Nord.

Psyché et musclé. Musicalement, Death Song mêle ambiances vaporeuses empreints de psychédélisme sombre à la 13th Floor Elevators (Half Believing) et morceaux de bravoures plus musclés (Hunt me Down). Si la première partie du disque vaut largement le détour, on sent une certaine fébrilité à mi-chemin (Grab as Much) même si les Black Angels font largement le boulot. Et quelle meilleure manière de clôturer ce Death Song avec Life Song, prière liturgique sortie d’entre les morts, ultime preuve que les Black Angels n’ont pas finis de nous hanter.

Death Song de The Black Angels, sorti le 21 avril 2017.

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