[Critique] Seuls : au-dessus du lot

Après un écart de 20 ans (8 en réalité), David Moreau revient à son premier amour, le cinéma fantastique, en adaptant Seuls, BD éponyme (qu’on ne saurait que trop vous conseiller) de Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti. Bien lui en a pris !

OFNI hexagonal. De la même manière qu’Arès quelques mois plus tôt, Seuls représente un genre que l’on voit trop peu dans les productions françaises. Avec un budget mieux maîtrisé visuellement que le film de Jean-Patrick Benes, le long-métrage parvient parfaitement à créer cette ambiance oppressante, mélange de thriller et de fantastique. Il suffit d’observer une ville débarrassée de ses habitants en vue aérienne pour sentir une angoisse qui saura monter crescendo.

Trop ambitieux. Compliqué de rendre un parfait hommage à la BD en seulement 90 minutes. Si David Moreau s’en sort avec les honneurs – et dans le domaine de l’adaptation fait office d’outsider solide – il doit accepter ses propres limites face à l’ampleur de l’intrigue. Il simplifie notamment la personnalité de ses jeunes héros et expédie un peu brutalement certains événements. On se sent alors frustré de ne pas tout savoir, tout comprendre, et on attend désormais la suite avec impatience.

Seuls sort le 8 février 2017

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