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Accueil - Critique Sans un Bruit – Jour 1 : préquelle qui baisse les décibels
Critique Sans un Bruit - Jour 1 : préquelle qui baisse les décibels
© Paramount Pictures
Cinéma

Critique Sans un Bruit – Jour 1 : préquelle qui baisse les décibels

Charley Charley28 juin 2024Aucun commentaireIl vous reste 4 minutes à lireUpdated:2 juillet 2024
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Après le succès des 2 premiers volets, Sans un Bruit – Jour 1 fait un pas de côté pour la franchise dans un film dérivé nous plaçant le jour même de l’invasion de la Terre par les fameuses créatures aliens aveugles. Un préquelle qui ne réinvente pas la roue, mais qui a sa singularité !

Véritable succès surprise, Sans un Bruit aura vite eu une suite de belle qualité il y a déjà 4 ans. En attendant la suite des aventures de la famille Abbott, Sans un Bruit – Jour 1 est un préquel/spin-off qui prend place non pas 1 an après l’invasion alien, mais bien lors de son émergence comme son titre l’indique. Et autre particularité : Krasinski n’est pas à la réalisation (toujours au scénario), laissant sa place à Michael Sanorski (Pig).

New York : A Quiet Place

Sans un Bruit – Jour 1 nous invite cette fois au cœur de New York, auprès de Samira (Lupita Nyong’o), une patiente des soins palliatifs en stade terminal de cancer. Lors d’une excursion à Manhattan pour un spectacle de marionnettes, des météores s’écrasent dans le monde et amorcent l’apocalypse telle que nous la connaissons.

Critique Sans un Bruit - Jour 1 : préquelle qui baisse les décibels
© Paramount Pictures

Rapidement seule avec comme curieux objectif de rejoindre Harlem pour obtenir une pizza, Sam va devoir survivre dans les rues désolées de New York avec Eric (Joseph Quinn), un jeune avocat qui va devoir surmonter sa peur pour atteindre un bateau de survivants. Un programme bien tenu en 1h30 montre en main !

Préquelle qui fait moins de bruit

Très vite, le spectateur est embarqué confortablement dans un programme plus ou moins attendu inhérent à la franchise. Des badauds terrorisés en fuite qui vont se faire happés par les aliens, la nécessité de rester silencieux pour se déplacer, le danger représenté par les potentielles sources sonores..

Sans un Bruit – Jour 1 ne réinventera donc pas la grammaire globale, mais donne une certaine ampleur initiale via le setting tentaculaire de New York. Une ambiance de fin du monde bien matérialisée (via des visions de pont détruits et voitures à l’abandon à la Je suis une Légende/The Last of Us) via une production design réussie, et la mise en scène de Sanorski qui filme les fameuses créatures le plus souvent en hors-champ ou dans l’obscurité pour en faire ressortir la fibre horrifique.

Critique Sans un Bruit - Jour 1 : préquelle qui baisse les décibels
© Paramount Pictures

Des moments de tension efficaces donc (on pense à ses embardées fugaces où quelques dizaines d’aliens galopent vers le son d’hélicoptères, ou encore une séquence aquatique dans le métro submergé), tandis que Sans un Bruit – Jour 1 à la bonne idée d’utiliser un chat comme animal de compagnie à protéger (bien qu’on froncera rapidement le sourcil sur son caractère extrêmement silencieux). De plus, Sanorski minimise comme il peut le recours au dialogue pour véhiculer les intentions des personnages par la mise en scène ou leur gestuelle !

De l’émotion bienvenue

Passée une première partie programmatique, Sanorski court-circuite la formule Hollywoodienne du blockbuster pour un survival étonnamment plus intimiste et humain. En effet, alors que Samira fait la rencontre d’Eric, ces 2 personnages vont s’entraider l’un et l’autre malgré leur différence d’objectif. Dès lors, Sans un Bruit – Jour 1 touche du doigt une émotion par le personnage de Lupita Nyong’o, dont l’arc narratif n’est pas tant la survie qu’une manière de se reconnecter à son passé avant de mourir.

Une dernière volonté qui change totalement le paradigme du récit et lui donne sa singularité, jusqu’à un final des plus touchants. Pourtant, Sans un Bruit – Jour 1 semble malencontreusement abandonner des éléments périphériques plus importants qu’il n’y paraît. Passée la mise en place de son contexte, le récit ne dynamise pas nécessairement les rencontres face aux créatures (malgré un suspense bien géré), et n’apporte rien de particulièrement inédit vis-à-vis de la manière de représenter ces dernières.

Critique Sans un Bruit - Jour 1 : préquelle qui baisse les décibels
© Paramount Pictures

De plus, outre une apparition bienvenue de Djimon Hounsou ou un rôle de chair à canon pour Alex Wolff, l’étude de personnage restera plutôt circonscrite à son épatante actrice principale, préférant survoler la dramaturgie globale du duo principal (malgré le talent de Joseph Quinn, Eric n’a définitivement rien à défendre ni une quelconque épaisseur).

En résulte avec Sans un Bruit – Jour 1 un sympathique pas de côté dans la franchise, qui malgré un caractère globalement attendu dans l’exploitation de son concept (et des personnages globalement sous-écrits), parvient à tirer son épingle du jeu par le talent de ses interprètes, et un caractère intimiste surprenamment touchant. Pas mal donc !

Sans un Bruit – Jour 1 est sorti au cinéma le 26 juin 2024

avis

6 survival touchant

En troquant la quête de survie post-apo par une réflexion plus funèbre et mélancolique sur la fin de vie, Sans un Bruit - Jour 1 tire son épingle du jeu de manière surprenamment touchante. On regrettera donc que ce film dérivé ne profite pas de son contexte de préquelle pour proposer des éléments inédits pour traiter les fameuses créatures aliens. Mais la mise en scène carrée de Michael Sanorski et le talent de ses interprètes suffisent à en faire un opus digne d'intérêt.

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