[Critique] Party Girl, soif d’être libre

Initié par trois collègues issus de la Fémis, Party Girl narre le parcours d’Angélique, sexagénaire à l’esprit libre travaillant dans un cabaret érotique à la frontière allemande. La voie d’une vie bien rangée qui s’offre à elle suffira t’elle à assouvir son insatiable soif d’indépendance ? C’est tout le dilemme de ce beau premier long-métrage, naviguant dans les eaux troubles du réalisme quasi-autobiographique.

Car l’interprète d’Angélique met à nu sa propre existence sous l’œil de multiples membres de sa famille que l’on retrouve à l’écran. Il en résulte une véracité dénuée d’artifices dramatiques inutiles qui laisse éclore une poignante odyssée sur la difficulté des compromis de la vie. Et promet d’émouvants instants purement humains, telles ces déclarations d’amour voilées en pleine cérémonie de mariage.

Mieux, le trio de cinéastes fuit par instants l’aspect documentaire de leur projet pour une forme planante, ce qui n’est pas une mince gageure pour ce projet difficile à catégoriser. On pense alors à Cassavetes, sans toutefois ce regard absolument neuf qui ferait de Party Girl autre chose qu’une belle œuvre sincère.

Party Girl sort le 27 Août 2014 dans les salles, après avoir raflé la Caméra d’Or à Cannes.

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