Critique Moi, Tonya : ange et démon de l’Amérique

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La patineuse Tonya Harding a défrayé la chronique dans les années 90 avec son style anti-glamour, ses frasques et surtout pour avoir été accusé en compagnie de son mari d’avoir orchestré la mutilation de sa rivale… Moi, Tonya est une histoire d’amour et de haine comme les États-Unis ont toujours adoré.

Critique acerbe de l’Amérique. À qui la faute ? Est-ce Tonya, les juges impartiaux, le public qui aime détester, le mari violent, la mère sociopathe, l’esprit Américain ou encore l’ami débile ? Le réalisateur montre l’imbécilité et l’hypocrisie mais aussi la complexité qui se cache derrière chaque être humain. Par moment, ces derniers sont tellement absurdes qu’on se croirait dans le film Fargo des frères Coen.

Réalisation dynamique et scénario bien ficelé. On connaît tous le dicton qui dit que pour réaliser un bon film il faut un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario. Moi, Tonya ne fait que de le prouver une nouvelle fois. Qui plus est ce récit rocambolesque est mis en scène avec sérieux et application. Graig Gillespie livre un film hautement divertissant et intelligent. On salue également la performance de Margot Robbie qui poursuit son ascension d’Hollywood avec brio (malgré certains choix plus discutables…).

Moi, Tonya sort le 21 février 2018.

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Avis

8 Triple Axel réussi !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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