Critique Leave no Trace : le choix du sans toit

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Après le remarquable Winter’s Bones, la réalisatrice américaine Debra Granik n’abandonne pas le décor de la forêt en adaptant le livre de Peter Rock, My Abandonment. Dans Leave no Trace, elle y emmène un père (Ben Foster) et sa fille (Thomasin McKenzie) vivre dans de petits campements loin de tout… Mais pas assez loin…

Histoire touchante et magnifiquement racontée. On retrouve un format de scénario assez classique dans son déroulement pour un film indépendant américain, néanmoins celui-ci est transcendé par les différents protagonistes de cette histoire. En effet, on est vite pris d’empathie pour ces personnages remarquables, en partie grâce au talent des acteurs, mais également par la force de la réalisation tout en finesse et pleine d’humanité.

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L’homme contre la société. Leave no Trace retranscrit parfaitement la difficulté d’être à l’écart du monde dans un environnement où même les forêts ne sont plus des territoires vierges de présence humaine. Debra Granik met en avant la question du choix de mode de vie face à l’écrasante codification de la société. Un débat fort pertinent qui laisse songeur et qui permet de relativiser sur notre propre façon d’aborder la vie.

Leave no trace sort le 19 septembre 2018.

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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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