Critique Kursk : film insubmersible ?

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Le réalisateur de La chasse avec Mads Mikkelsen, Thomas Vinterberg, passe à une production de grande ampleur adaptée d’une histoire vraie. Kursk, c’est le récit dramatique d’une poignée d’hommes dans un sous-marin échoué au fond de l’eau. Une situation « peu » idéale…

Commençons par ce qui saute aux yeux : rares sont les films avec un tel travail sur l’image. Avec Kursk, Vinterberg nous plonge au cœur de l’action avec un naturalisme qui rappelle celui de Michael Cimino dans Voyage au bout de l’Enfer. Il joue également particulièrement bien sur les formats, passant d’un format d’image plus resserré et recentré sur les personnes, puis il passe à un format large classique qui met en avant l’immensité de l’océan et donne de l’ampleur à l’action.

La réalisation culmine lors d’un plan séquence brillant – et surtout utile – qui montre Matthias Schoenaerts et l’un des autres matelots plonger dans les compartiments inondés à la recherche de munitions. On retient littéralement notre souffle tout le long en se disant qu’on devrait retourner à la piscine plus souvent, car c’est bien utile…

Kursk ne parle pas la même langue

Si on peut trouver un défaut majeur au film, c’est bien dans son parti pris linguistique, imposant l’anglais comme la langue des russes (c’est un fait connu). Certes, on imagine mal Léa Seydoux et Matthias Schoenaerts déclamer de longues répliques dans la langue de Raspoutine. Néanmoins le choix de se porter sur des acteurs qui ne parlent pas russe s’avère dommageable par rapport à la volonté d’immersion de la réalisation (c’est fou le nombre de mots en rapport avec la plongée !). Ceci étant dit, le choix de Matthias se révèle payant pour ses qualités d’interprète.

Finalement, malgré un scénario plutôt convenu, Kursk se révèle une belle surprise qui met en lumière un drame humain aux répercussions internationales.

Kursk sort le 07 novembre 2018.

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Avis

7,5 Sympa !
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À propos de l'auteur

Nicolas Diolez

Rédacteur à la recherche de la moindre trace de génie sur pellicule et qui vit selon un axiome très précis : « un jour sans critiquer Michael Bay est un mauvais jour, mais un jour sans encenser Martin Scorsese en est un bien pire. »

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