[Critique] King Gizzard and The Lizard Wizard : Murder(ers) of The Universe

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Il semblerait donc que les feux de l’enfer se soient abattus sur notre bonne vieille Terre. Bien décidés à attiser les flammes, les King Gizzard And The Lizard Wizard s’imposent comme les Sept Cavaliers de l’Apocalypse psychédélique avec leur onzième album en six ans, Murder of The Universe.

Opéra-rock pour geek. C’est une histoire un peu glauque en trois chapitres : celle du dérèglement de l’Univers jusqu’à sa destruction totale, perpétrée par l’Altered Beast/Alter Me (I), The Balrog (II) et Han-Tyumi (III), le cyborg qui (spoiler alert) anéantira notre Monde à grand coup de vomit cosmique. Rien que ça. Le King Gizzard voit grand et vise toujours juste, se réappropriant et fusionnant l’univers du Fantasy avec les sonorités psychédéliques d’un garage-rock  tonitruant.

Protéiforme. Consolidés par une section rythmique impeccable, les 21 morceaux (interludes parlés inclus) s’enchaînent à une vitesse de tous les diables. On se laisse ainsi bercé par les infinies variations d’un album protéiforme empruntant à tout (krautrock, stoner, garage, psyché) mais ne ressemblant à rien qui puisse exister en ce bas monde. Explorateurs invétérés, les Australiens de King Gizzard repoussent encore un peu plus les frontières du possible, notre Univers ne représentant qu’une toute petite étape dans leur conquête insatiable de dingueries.

Murder Of The Universe des King Gizzard And The Lizard Wizard est sorti le 23 juin 2017.

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Avis

7.5 Jouissif
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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