[Critique] Ibeyi : Ash, sous les cendres, la lumière

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Après un premier album prometteur, les jumelles d’Ibeyi montent d’un cran avec Ash, litanie envoûtante et sensuelle, à la croisée des mondes.

Minimaliste. Pour ce deuxième essai, les franco-cubaines ont distribués le même jeu de cartes : celui d’une musique métissée, entre hip-hop, électro et sonorités plus traditionnelles. Un savoureux mélange porté par les constructions rythmiques de l’une (Naomi) et les mélodies charnelles de l’autre (Lisa, au chant et au clavier). Moins brut mais tout aussi intense que le précédent album, Ash nous entraîne dans une transe sensuelle et vertigineuse où la chaleur des voix se mêlent harmonieusement avec la froidure des rythmes électro.

Ancré dans le présent. Si le premier opus faisait la part belle aux origines ethniques des deux sœurs, Ash prend la forme d’une vision, d’un point de vue sur le monde qui l’entoure. Racisme, violences policières, féminité, sont autant de thèmes abordés avec un angle et un langage différent : espagnol, anglais, yuruba ou voix autotunée (Me Voy), les jumelles Ibeyi s’émancipent à tout point de vue et ne s’encombrent pas de barrières. Petit bijou de cette rentrée, Ash est un moment de grâce à la portée de tous.

Ash d’Ibeyi est sorti le 29 septembre 2017

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Avis

7.5 Envoûtant
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À propos de l'auteur

Bronco

Si je suis chargé de la critique de galettes en tout genre, cinéma et musique forment les deux mamelles de ma culture. D'Abba à Zappa, d'Alien à Zoolander, tout y passe, rien (ou presque) ne trépasse.

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