[Critique] Gangsterdam, fumer le joint sans le feu

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À la rédaction, on aime bien le Studio Bagel. Est-ce qu’on irait immédiatement dans une salle obscure si les bougres tentaient une transposition de leurs sketchs en un long-métrage ? Gangsterdam nous en offre à son insu un aperçu,  signé à la surprise générale par Romain Lévy, auteur du génial Radiostars. Au vu du film, on peut dire que les meilleures idées sont parfois les plus courtes.

Un mi-chemin qui embrouille. Gangsterdam est parsemé d’idées sympathiques, voire intéressantes. Pourtant, à cheval entre le potache lourdingue et un suspens caricatural, le film ne trouve aucune identité qui lui soit propre. De nombreux procédés sont utilisés avec un tel excès (voix-off et ralentis en tête) qu’on peine à en déceler l’intérêt réel. Sur un enchaînement de vannes outrancières, l’ennui –malheureusement – s’installe.

Une provocation vaine. Dans sa volonté de faire ressurgir l’impertinence de Will Ferrell au coeur de la France, Romain Lévy imagine un récit qui portrait atteinte à la bien-pensance et célébrerait l’enfance bête. Sauf qu’ici, rien ne se dessine derrière l’amusement, pas un propos qui ne donne une quelconque épaisseur à pareille entreprise. On en ressort alors plutôt embarrassé qu’exalté. Pour Lévy, on imagine que la réception du public sera décisive.

Gangsterdam sort le 29 mars 2017 dans les salles obscures françaises.

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Avis

3 L'ennui comique
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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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