[Test DVD] Félix et Meira, déjouer l’archétype

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Nous l’avions raté lors du Cinéma du Québec mais il nous revient bientôt dans les salles françaises auréolé de nombreuses sélections. Dans Félix et Meira, son troisième long, Maxime Giroux travaille l’archétype de deux contraires qui irrémédiablement s’attirent : une jeune femme étouffant au sein de la communauté hassidique montréalaise et un homme pour qui un pesant héritage laisse tout à construire.

De ce microcosme retranscrit avec une réelle méticulosité, Giroux tire des protagonistes complexes et crédibles dont les failles séduisantes ne produisent pas forcément l’heureux effet escompté. Loin d’une possible érotisation de cette romance naissante, le film s’évertue à faire ressortir l’inéluctable solitude de ces deux êtres qui s’apprivoisent dans la détresse, créant une situation tirant vers le tragique.

De cette approche quasi-naturaliste émerge une véracité toute à son honneur, poussant ses deux comédiens à de subtiles performances. Pourtant, c’est cette distance qui ne fait souffler sur Félix et Meira qu’une brise souffreteuse, le temps d’une séquence en hôtel magnétisante. Le reste se montre intelligent mais contrit dans son refus du romanesque, loin d’un concept prometteur à plus d’un titre.

Félix et Meira sort en DVD le 4 juin 2015.

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