[Critique DVD] La Terre et l’Ombre, d’où l’intérêt de la sagesse

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NDLR : Retrouvez notre test technique et des bonus en bas de page, sous la vidéo.

La sagesse ne souligne pas uniquement un âge avancé ou une propension à multiplier les proverbes assommants. Elle peut aussi éviter des emportements bien inutiles. Elle s’assure de rester digne face à la douleur du temps qui passe et sait parfois enrichir en retour. Si on vous dit donc que La Terre et l’Ombre est un film empli de sagesse, n’allez pas croire qu’il s’agit là d’un pensum écrasant de bien-pensance.

César Acevedo a tout, à 32 ans, d’un cinéaste au regard délicat. Son récit se construit autour du retour d’un grand-père dans une fratrie qui s’est construite dans son absence. Il est là pour aider son fils souffreteux en raison des pluies de cendre issues du travail alentour. C’est dans la patience qu’Acevedo fait ressurgir les fantômes émotionnels de ce déchirement familial, qui suit une courbe presque inverse à celle attendue.

La beauté minérale de la mise en scène assoit l’idée que la lumière des sentiments illumine l’ombre d’une mort imminente. C’est une idée qui est au cœur d’une scénographie majestueuse mais jamais indécente. Patiemment, Acevedo quitte ses cadres anxiogènes pour laisser éclore les cœurs et nous faire briser le notre en retour, sans jamais céder à l’épate.

La Terre et l’Ombre est disponible en DVD & VOD. Vous doutez de cet avis ? Retrouvez celui tout aussi dithyrambique de notre cher Nicolas en cliquant et notre entretien avec le réalisateur du film.

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