Cannes 2019 – jour 9 : la guerre est terminée

Si cette chronique sort avec un jour de retard, c’est pour la raison simple que je n’avais pas prévu un tel succès dans mes enchaînements de séance. 3 films avec moins d’une heure d’attente (c’est-à-dire de travail) entre chaque séance, voilà qui relève du miracle ! Je demeure néanmoins un amateur face à certains journalistes capables d’aligner 7 films en une journée. Oui, 7. Et d’écrire leurs critiques qui sont trois fois plus longue que les miennes. Mon dieu, suis-je déjà trop vieux ?

Mais si je n’ai pas ce don de la programmation optimale et que je me plains de ma (fausse) vieillesse, je me venge en ayant le plaisir ineffable d’être pratiquement le dernier à entrer : devrais-je dire accepter – dans une salle pour la projection du film de Tarantino. Je peux vous garantir qu’une place pour Once Upon a Time… in Hollywood s’apparentait plus à une émeute qu’à autre chose. Je pouvais entendre les cris de désespoir autour de moi, en particulier dans une file où les gens attendaient depuis 7h du matin (séance à midi) et qui, sans le savoir, n’avaient strictement aucune chance depuis le début. C’était comme jouer au loto sans avoir la possibilité de gagner. Bien entendu, je leur ai lancé un regard plein d’empathie en montant en arpentant le tapis (je suis quelqu’un de bien). Ce n’était pas le même regard que je voyais dans leurs yeux. Oh non…

Au fait, comme j’ai découvert le Tarantino, je me permets de répondre à la question de la veille (‘fin de l’avant veille avec le retard…) : qui a gagné le choc des titans entre Tarantino et Bong Joon-ho ? Eh bien, à mon humble avis, le cinéaste coréen atomise façon puzzle l’Américain. Pour autant, le film de Tarantino est très bon… Vous imaginez donc aisément mon opinion sur le Bong Joon-ho (ça sort le 5 juin, vous savez quoi faire).

Bon, je donne l’impression qu’il n’y a que ces deux cinéastes à Cannes, mais j’ai aussi découvert Roubaix, une lumière, une œuvre très intrigante de Desplechin et j’ai enfin vu le Xavier Dolan… Qui fait du Dolan « old school », mais ce n’est pas déplaisant ! Sur ce, j’arrête d’écrire, sinon la chronique d’aujourd’hui va sortir dans trois jours.

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Nicolas Diolez

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