[Critique] The Riot Club : jeunesse plaquée or

L’argent et le pouvoir peuvent-ils tout permettre ? La cinéaste Lone Scherfig adapte la pièce « Posh » de Laura Wade, restée à l’écriture scénario, pour un The Riot Club fascinant et profondément malsain.

Fraîchement arrivés à Oxford, Miles (Max Irons, fils de Jeremy Irons) et Alistair (Sam Claflin, le Finnick d’Hunger Games) rejoignent le Riot Club, un cercle fermé regroupant les dix étudiants « les plus brillants ». Joli prétexte pour retrouver les habituels rites d’initiation et la soirée de débauche inévitable.

Derrière ce sujet mainte fois abordé sur grand écran, le film parvient à tirer son épingle du jeu par sa (dé)construction narrative. En premier lieu sympathique, cette jeunesse dorée, amenée à diriger le pays un jour, se métamorphose pour devenir monstrueuse. Le long-métrage ne cherche pas tant à se lancer dans une critique des puissants et de leurs rejetons qu’à filmer un passage à l’âge adulte précipité pour ces « fils de » sans repères ni attaches, totalement coupés du monde réel.

Ce monde d’hommes, sur lequel la réalisatrice se contente de dépeindre les excès et les dérives, se déroule sans porter de jugement à l’image d’un troisième acte maladroit, mais ô combien révélateur.

The Riot Club sort le 31 décembre 2014

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