[Test Blu-Ray] Howard The Duck, l’avant Marvel

En une vision dénuée de toute information, Howard The Duck apparaît comme un divertissement assez assourdissant et qu’on ne sait jamais par quelle lorgnette prendre. Le cabotinage du casting ferait passer Jar-Jar Binks pour un fin poète et l’aspect éminemment daté du Howard central rend l’expérience parfois pénible quand elle ne prête pas involontairement à sourire.

Pourtant, ce canard de l’espace cinématographique est entré dans le légendaire vortex du cinéma déviant et se voit aujourd’hui adulé par une communauté de fans nostalgiques. Les raisons sont multiples mais l’une d’elles retient l’attention : il s’agit de la première transposition cinématographique d’un projet Marvel chapeautée par un George Lucas prompt à prendre des risques.

En grattant alors le vernis d’un film biberonné à l’insouciance 80’s, on aperçoit mieux les touches irrévérencieuses qu’aucun produit Marvel, soigneusement huilé de A à Z, ne se permettrait aujourd’hui. Mieux, la passion de l’équipe pour une impossible mission – rendre crédible un canard parlant sans le numérique – irrigue à de multiples reprises cet atypique projet sorti des cendres. Vous voilà prévenus.

Howard The Duck est disponible dans un combo Blu-Ray + DVD.

Avis

7.5 Pour les plus curieux

Quoi de mieux qu’une standing ovation respectueuse pour saluer le travail remarquable effectué par Elephant Films qui ne propose rien de mieux que l’édition définitive d’un film aimé par une si petite communauté de fans ? Ça commence en un très simple mais élégant boitier qui contient en son sein deux disques : un blu-ray pour le plaisir des yeux et un DVD pour transmettre l’histoire de cet irrévérencieux canard.

Une fois la galette insérée et le titre « Film » cliqué, nous voilà parti pour un master aux légères imperfections qu’un transfert haut en couleurs rend plus que regardable. Côté son, la piste VO DTS-HD Master Stéréo (vous avez bien lu) ne manque d’aucune pêche, énergie ou spatialisation aux petits oignons pour pleinement apprécier l’excellent travail de Ben Burtt et de ses amis d’ILM. Rien à redire là-dessus.

Mais le sacré Graal de cette édition réside dans les bonus. Un rappel de Xavier Fournier (rédacteur en chef de Comic Box) remet agréablement le comics et le film dans son contexte. Mieux, deux modules rétrospectifs (Making-of et Howard : son histoire) font revenir les participants qui évoquent sans langue de bois les problèmes rencontrés et le bide retentissant à la sortie. Passionnant bien qu’un peu courts, ces deux modules se montrent d’indispensables compléments à la vision de ce Howard résurgent.

Et ça n’est pas fini ! Il y a aussi les modules d’époque sur les effets spéciaux, les cascades et la musique. Mais aussi toute la promo d’époque (dont un savoureux teaser provocant), une galerie photos et des bandes-annonces de films édités par Elephant. Si avez ça, vous n’avez pas ce qu’il vous faut pour un film culte aussi singulier, on ne sait plus quoi faire pour vous.

  • Film 5
  • Image 8
  • Son 8
  • Bonus 9
  • User Ratings (2 Votes) 6.1

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