[Critique] Les Boxtrolls, un vain émerveillement

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On ne vient pas en terrain critique sur une production Laika (Coraline, ParaNorman) pour mettre à terre le travail d’artisans du détail à la besogneuse patience. D’abord parce que leur artisanat représente une branche militante du cinéma d’animation qu’il faut continuer à défendre. Ensuite parce que l’émerveillement visuel ressenti devant leur nouvelle production, Les Boxtrolls, prouve combien leur talent est inimitable.

Pas un mince exploit pour ce projet que de parvenir à être beau dans un univers de bric à broc aux gremlins puants, aux zones d’ombres inquiétantes et aux cartons d’emballages vieillissants. Le grand écart est pourtant pleinement accompli par la grâce de jeux de lumière éblouissants et d’un mix technologique d’une fluidité inouïe. Sauf que si la cohérence de l’univers est de mise, il n’en est pas de même à l’égard d’une narration bancale.

Car Laika voulant à tout prix délivrer un message et mixer les tonalités, les voilà embourbés dans des ficelles narratives usées et construites sur quelques incohérences psychologiques. On n’adhère jamais pleinement au parcours initiatique du jeune Oeuf, ni à ses comparses pourtant riches en promesses. Jamais novateur dans sa manière d’investir ses enjeux, le long-métrage laisse sur un divertissement beau mais loin de son riche potentiel.

Les Boxtrolls sort le 15 Octobre dans les salles françaises.

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À propos de l'auteur

Emyr Phœnix

Shooté au cinéma depuis son plus jeune âge, c’est avec une insatiable curiosité qu’il guette le prochain rubis filmique susceptible d’être révélé. Même si ça ressemble à une aiguille dans une botte de foin.

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