[Critique] I Origins, voir ou croire

On peut constater combien Mike Cahill a défini en seulement deux films une identité qui lui est propre, creusant un sillon qui lui vaudra sans doute les faveurs hollywoodiennes d’ici quelques années.

La raison ? Un attrait certain pour les concepts scientifico-mystiques couplé à une profonde attirance pour la psyché humaine. Soit un mélange dont Hollywood est avide et qui peut, de manière nettement plus convaincante ici que dans Another Earth, susciter un malin mystère.

À la fois plus ambitieux et plus équilibré, I Origins flirte avec un surnaturel teinté de drame humain des plus efficaces, ici cristallisés au sein d’une romance simple mais poignante. Sans en déflorer le contenu, le long-métrage interroge un bon vieux duel existentiel aux ramifications multiples, geste courageux dans le cadre d’une production indépendante.

Sauf que l’économie d’effets finit par porter un peu préjudice à la force de l’ensemble. La faute en impute à une mise en scène manquant singulièrement d’assurance, transitant parfois par des procédés usés jusqu’à la moelle pour s’exprimer (voix-off, caméra-épaule…) lorsqu’il lui aurait fallu davantage de personnalité. Un écueil qui ne rend pas moins passionnant ce surprenant deuxième long-métrage.

I Origins sort le 27 Septembre en salles, après un passage au Festival de Deauville.

Avis

7,5 Incontournable
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