Critique Tokyo Shinobi Squad T.1 : électron libre

Tokyo Shinobi Squad implante des shinobis justiciers dans une capitale nippone en proie au chaos, à l’aube de l’an 2050.

En 2049, la mondialisation accrue a plongé Tokyo dans l’insécurité; la criminalité explose. Les Shinobis se dressent alors contre les Yakuzas et malfrats pour rétablir la justice. Jin Narumi, 18 ans et insolent à souhait, est l’un d’eux. Tokyo Shinobi Squad se conclura en seulement 3 tomes est édité en France par Kazé.

Tokyo sous tension

En dépit du peu d’innovations techniques de cette capitale nippone, Tokyo Shinobi Squad s’insère dans un cadre immersif. Cette faible différence avec le monde actuel accentue la sensation de vraisemblance (on nous vend des voitures volantes depuis des décennies, en plus d’être redondant, nous n’y croyons plus vraiment…). Le renforcement de la mondialisation s’inscrit aussi dans une logique plausible de développement mondial n’ayant pas amorcé le virage écologique. Ce Tokyo certes peu recherché nous apparaît alors familier.

Critique Tokyo Shinobi Squad T.1 : électron libre
© Kazé / Yûki Tanaka / Kento Matsuura

L’identification aux personnages s’en trouve nécessairement facilitée, d’autant que ce premier tome en présent un nombre significatif. Jin et le petit Enh, presque sosies de Naruto et Izuku Midoriya (My Hero Academia), suscitent sympathie et attachement. Ceux-ci disposent évidemment de techniques ninja impressionnantes graphiquement et ne sentant pas le réchauffé. Les combats tiennent alors en haleine grâce à des dessins fins et des angles dynamiques.

Panne d’inspiration

Tokyo Shinobi Squad présente un clan hétéroclite mené par Jin Narumi enchaînant les missions sans objectif final, ils sont seulement portés par le credo de la justice. De surcroît, la difficulté des missions ne semble pas monter crescendo, du moins, elles se suivent sans lien logique. De quoi nous laisser perplexe et nous demander si nous lisons un shonen ou une succession de petites aventures destinées aux enfants.

Se dégage en effet un manque cruel de profondeur tant dans l’intrigue que dans les dialogues. Ceux-ci respirent les clichés de grosses productions de baston incarnées par des brutes pas très érudites. Nous assistons dépités à des provocations puériles doublées de nombreux échanges peu attrayants. En somme, en dépit des dangers de la détention de pouvoirs, ce premier volume de Tokyo Shinobi Squad pousse peu à la réflexion.

Courant alternatif

Jin et ses amis rétablissent la justice au moyen de techniques ninjas séduisantes dans un Tokyo aux décors soignés et riche en personnages. Il parvient aussi à se démarquer de Naruto, s’adressant ainsi à ceux rêvant d’aventures shinobis dans un cadre moderne. Mais, si en surface ce manga enthousiasme, ses fondements se révèlent insuffisants. Ce premier volume ouvre trop peu de perspectives d’évolution et semble n’annoncer que de la redondance pour la suite.

Le volume 1 de Tokyo Shinobi Squad est sorti le 2 septembre 2020 aux éditions Kazé.

Clem Mp

Critique Tokyo Shinobi Squad T.1 : électron libre
© Kazé / Yûki Tanaka / Kento Matsuura

Avis

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Clem MP

Tout ce que l'on sait de ce mystérieux individu, c'est qu'il se nourrit quasi-exclusivement de productions nippones et de musique. L'exploration de ces deux genres lui a valu mille émerveillements de la pop commerciale au rap métal, du shonen aux fantasy les plus délirants. Mais aussi de nombreuses souffrances, c'est ça l'amour après tout…

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