Critique The Wife, et la femme créa l’homme

À la surprise générale, Glenn Close décroche ce début de mois le Golden Globe de la meilleure actrice pour The Wife, au nez et à la barbe de Lady Gaga.

Soudainement, de nombreux cinéphiles découvrent le dernier long-métrage signé par le méconnu Björn Runge. Que se cache-t-il derrière cet étonnement général? L’histoire du secret d’une femme et de son écrivain de mari auréolé d’un Prix Nobel, menaçant d’implosion à l’orée de la cérémonie. Une histoire tragique de polichinelles mal rangées et de lutte de sexe tristement banale, tenue par un duo d’acteurs de légende.

Critique The Wife, et la femme créa l'homme
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Avec une mise en scène sobre, tournée avec intelligence vers les remous intérieurs de ses personnages, Runge rend palpable la gravité de son histoire. Oui, la musique souligne avec excès chaque noeud dramatique. Oui, le classicisme prédomine et enlève de l’envergure à l’ensemble. Mais le traitement est fin, digne et à la hauteur de la richesse des personnages, ni tout blanc ni tout noir.

The Wife, numéro d’acteurs de haut vol

Enfin, il y a dans l’alchimie qui s’impose entre Glenn Close et Jonathan Pryce quelque chose de merveilleux, comme la sensation d’assister à deux Stradivarius s’accordant à la perfection. Toute en intériorité rongée, Close démontre qu’elle est une vraie légende, maîtresse de raffinement et de puissance explosive mêlée. En sus, on se réjouit de voir Christian Slater dans un rôle plus épais qu’à l’accoutumée, au coeur d’un film très appliqué mais digne.

The Wife est disponible en VOD depuis le 24 février.

Avis

7.5 Digne
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