[Critique] The Monsanto Years : un Neil Young garanti sans pesticides.

A 69 ans, Neil Young a toujours les crocs. Dans The Monsanto Years, il dénonce les dérives du géant américain de l’agroalimentaire avec rage et sincérité, comme il le fait depuis maintenant quarante ans.

Un peu bougon, éternel râleur mais ayant toujours le mot juste : Neil Young, c’est un peu notre papy à tous. Mais quand il s’agit de ronchonner, le « Loner » ne fait pas les choses à moitié. Il prend sa guitare, écrit des chansons et s’entoure de musiciens de renom. Pour The Monsanto Years, Neil Young fait équipe avec Promise of the Real, le groupe de Lukas et Micah Nelson, les rejetons du chanteur country Willie Nelson.

Et forcément, ça sonne. Un disque folk-rock plein de fougue, renouant avec les « protest songs » des années 60-70. Après la guerre (Living in The War en 2006) et la voiture électrique (Fork in the Road, 2009), Young s’attaque au semencier américain Monsanto, fabricant d’OGM et de l’herbicide Roundup. Un album garanti sans pesticides qui devrait vite prendre place dans la discothèque de Ségolène et dans celle des inconditionnels du « Loner », plus affûté que jamais.

The Monsanto Years, Neil Young + Promise of the Real, sorti le 29 juin 2015.

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En charge de la rubrique musique depuis la nuit des temps ou presque (mot de Allan : qu’il dit !). Amateur de rock gras et dégoulinant mais pas que. « Le rock c’est, t’arrive, tu prends une guitare et tu sais pas si elle va marcher, c’est ça le rock ! Tu prends des risques, t’as peur ! »

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