[Critique] Tempête de sable, sécheresse émotionnelle

Le Festival de Sundance récompensait en 2016 en international un film israélien intitulé Tempête de sable. Le film d’Elite Zexer se penche sur une famille de bédouins. Alors que le père se marie avec une deuxième femme en présence de la première, la fille aînée espère que sa relation secrète avec un jeune homme sera comprise par son père.

Une vision sans excès. La grande qualité de Tempête de sable s’impose sur la longueur, alors que le spectateur découvre avec précision les conventions qui étouffent cette famille. Le regard adopté par le cinéaste s’en tient à une observation clinique des événements, lui évitant tout jugement moralisateur, de l’absence de la musique à l’interprétation minimaliste des acteurs.

Une œuvre peu singulière. Paradoxalement, ce choix distancié joue contre le film lorsqu’il est mis en comparaison avec un cinéma israélien fourmillant des mêmes questionnements. Il n’est pas certain qu’on se souvienne de Tempête de sable dans un avenir proche tant son absence de personnalité prend au final le dessus. Pour ceux qui découvrent ce territoire de cinéma, la vision reste tout de même conseillée.

Tempête de sable sort le 25 janvier 2017 dans les salles françaises.

Avis

6 Sans fioritures
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